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    8 mars à Kindia : Le cri du cœur d’Adama Camara, entre courage et précarité agricole

    LamaranaBy Lamarana9 mars 2026Aucun commentaire2 Mins Read
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    ​À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, l’attention se tourne souvent vers les célébrations officielles. Pourtant, dans la périphérie de Kindia, le quotidien des femmes rurales rappelle que le combat pour l’autonomie se joue chaque jour sur le terrain. Adama Camara, maraîchère à Koliady 2, incarne cette bravoure silencieuse.

    ​Un combat quotidien pour la survie

    ​Veuve et mère de famille, Adama a choisi la terre pour subvenir aux besoins de ses enfants. Dans son exploitation, elle cultive une grande variété de produits : maïs, manioc, laitue et feuilles de patates. Arrosoir en main, elle entretient ses cultures avec rigueur, mais sa détermination se heurte à des obstacles majeurs qui menacent sa source de revenus.

    ​Les deux fléaux du maraîchage : bœufs et intrants

    ​Interrogée sur ses conditions de travail, l’agricultrice identifie deux problématiques critiques :

    ​La divagation du bétail : Faute de clôtures sécurisées, ses plantations sont à la merci des troupeaux. « Nous devons surveiller les jardins en permanence. En cette période de Ramadan, c’est un défi épuisant de concilier la garde des cultures et les tâches ménagères », explique-t-elle.

    Le coût exorbitant des intrants : L’accès aux engrais reste un luxe. Pour financer son jardin, Adama doit cumuler les activités : « Je suis aussi couturière. C’est l’argent gagné à l’atelier qui me permet d’acheter de l’engrais au détail, car les prix sur le marché sont hors de portée. »

    ​Un appel direct aux autorités

    ​Malgré un 8 mars célébré dans la discrétion cette année en raison du calendrier religieux (Ramadan et Carême), Adama Camara n’oublie pas l’essentiel : le plaidoyer pour un changement structurel.

    ​« Nous demandons aux autorités, et particulièrement au Président Mamadi Doumbouya, de ne pas oublier les femmes, et plus spécifiquement les femmes rurales qui portent l’économie locale sur leurs épaules. »

    ​À Kindia, si l’agriculture reste le principal levier d’autonomisation pour les femmes, le manque de soutien technique et financier demeure un frein majeur à leur plein épanouissement.

    ​Samba Diallo, correspondant à Kindia.

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