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    Entre soif et ravageurs : L’appel de détresse des producteurs de Kinieoro

    LamaranaBy Lamarana23 juin 2026Aucun commentaire2 Mins Read
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    Unis autour de l’agriculture de proximité, les groupements maraîchers de Kinieoro vivent essentiellement de la culture de légumes — tels que l’épinard, l’aubergine ou les feuilles de patate douce — destinés à l’approvisionnement des marchés locaux. Aujourd’hui, ces producteurs d’un sous-préfecture clé de Kouroussa lancent un véritable cri de détresse.

    ​Dans leur message, ces hommes et ces femmes expliquent que leur engagement dans le maraîchage est avant tout une question de survie et de dignité. « Nous avons choisi l’agriculture pour nourrir nos familles et subvenir à nos besoins quotidiens. Mais aujourd’hui, nos efforts sont freinés par un manque criant de moyens », confient-ils.

    ​Selon ces groupements, les difficultés s’accumulent et bloquent le développement de leurs activités. Parmi les problèmes majeurs évoqués figurent l’absence d’infrastructures adaptées — notamment le manque de clôtures pour protéger les jardins contre les animaux en divagation — ainsi que l’accès critique à l’eau pour l’irrigation.

    ​« Sans forage, notre production reste très limitée et dépendante des caprices des saisons. Avec un accès permanent à l’eau, nous pourrions cultiver toute l’année et augmenter considérablement nos rendements », expliquent les producteurs.

    ​À cela s’ajoute la pénurie d’intrants agricoles, en particulier les pesticides et fongicides nécessaires à la protection des végétaux. Les maraîchers font également face à un ennemi redoutable : les fourmis magnans, des fourmis légionnaires carnivores et dévastatrices qui détruisent régulièrement une partie importante des récoltes.

    ​« Les fourmis magnans ravagent nos champs et nous n’avons pas les moyens techniques pour les combattre efficacement. Nous sollicitons un appui urgent pour protéger nos cultures et sécuriser notre production », ajoutent-ils avec gravité.

    ​Convaincus que l’agriculture reste un levier essentiel de développement et de lutte contre la précarité, ces groupements lancent un appel direct aux autorités nationales, et plus particulièrement au président de la République, le Général Mamadi Doumbouya, afin de bénéficier d’un accompagnement d’urgence.

    ​Pour eux, un soutien concret en infrastructures, en intrants et en encadrement technique permettrait non seulement d’accroître la souveraineté alimentaire locale, mais aussi de renforcer l’autonomie économique de nombreuses familles rurales.

    ​À travers cet appel, les maraîchers de Kinieoro espèrent attirer l’attention des décideurs et des partenaires au développement sur les réalités étouffantes des producteurs de Kouroussa et, par extension, de tout le pays profond.

    ​Par Tichou Sagno

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