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    Violences sexuelles sur mineures en Guinée : Hassatou Lamarana Bah réclame la castration chimique pour les violeurs

    LamaranaBy Lamarana23 juillet 2026Aucun commentaire3 Mins Read
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    ​Face à l’escalade des violences sexuelles visant les mineures, l’activiste et journaliste Hassatou Lamarana Bah monte au créneau. Marquée par le récent scandale de Mandiana, la vice-présidente des Amazones de la presse guinéenne milite pour l’inscription de la castration chimique dans le Code pénal guinéen.

    ​Une colère ravivée par le drame de Mandiana

    ​L’appel à un durcissement judiciaire résonne avec force alors que la société civile guinéenne observe ce 23 juillet une journée de « jeudi noir ». Vêtus de sombre, les citoyens sont invités à manifester leur rejet des violences faites aux femmes et leur soutien aux victimes.

    ​Pour Hassatou Lamarana Bah, également fondatrice du média Actualité Féminine, le cas de Mandiana a franchi la ligne rouge :

    ​« Nous assistons à une recrudescence dramatique des viols sur mineures. À Mandiana, non content de violer de jeunes filles, les bourreaux ont filmé leurs crimes et les ont diffusés sur les réseaux sociaux. Ce « jeudi noir » est l’expression directe de notre colère et de notre exaspération. »

     

    ​La militante dénonce une impunité grandissante et une banalisation révoltante : « Il est inacceptable que dans un État de droit, de telles horreurs soient exposées sur Internet comme si la justice était inexistante », déplore-t-elle.

    ​Vers une réforme du Code pénal

    ​Pour dépasser le stade de l’indignation, un collectif regroupant ONG, défenseurs des droits humains et figures féministes prépare une offensive juridique. Leur objectif principal : introduire le traitement inhibiteur de la libido — la castration chimique — comme peine complémentaire dans le Code pénal.

    ​Hassatou Lamarana Bah tient à clarifier la nature de cette mesure :

    ​Un traitement médical, non chirurgical : Il s’agit d’une prise en charge médicamenteuse visant à neutraliser les pulsions des prédateurs sexuels, et non d’une mutilation physique.

    ​Une peine complémentaire : L’objectif est d’alourdir les sanctions existantes, sans pour autant substituer les peines de prison prévues par la loi.

    ​Pétition et consultations nationales en perspective

    ​Afin de porter cette revendication devant la future Assemblée nationale, le collectif déploie une stratégie d’envergure :

    ​Lancement d’une pétition en ligne accessible sur les réseaux sociaux.

    ​Consultations communautaires menées dans tout le pays par les relais locaux pour sonder l’opinion publique sur les violences de genre et cette proposition pénale.

    ​Rédaction d’un document de plaidoyer fondé sur les retours citoyens pour interpeller directement les futurs parlementaires.

    ​L’État interpellé

    ​La militante exhorte l’ensemble de l’appareil d’État à prendre la mesure de l’urgence. Elle sollicite nommément la ministre de la Femme, de la Famille et des Solidarités, Patricia Lama, le président de la République, le général Mamadi Doumbouya, ainsi que le ministère de la Justice et les forces de sécurité.

    ​« Nos fillettes paient un tribut trop lourd à ces crimes. L’adoption de cette peine complémentaire est indispensable pour dissuader les prédateurs et offrir une protection réelle à nos enfants », conclut-elle.

    ​Soumah Naby Moussa pour Actualitefeminine.com

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