À 75 kilomètres de Kankan, les femmes de Moribaya s’investissent pleinement dans la production agricole. Cependant, derrière cette dynamique, les difficultés d’accès aux intrants et au matériel adapté continuent de freiner leurs ambitions.
Dans cette sous-préfecture, l’agriculture demeure l’activité essentielle des populations rurales. Au quotidien, ces femmes s’emploient à développer leurs exploitations, jonglant entre les travaux champêtres, l’entretien des cultures et l’espoir d’améliorer leurs revenus.

Pour ces productrices, la terre représente une source de subsistance fondamentale, mais aussi un moyen direct de contribuer aux charges familiales. Malgré cette détermination, leurs conditions de travail restent particulièrement précaires.
Fanta Condé, productrice agricole à Moribaya, explique que le manque d’accompagnement constitue un frein majeur à l’amélioration des rendements :
« Nous travaillons dur dans les champs, mais nous rencontrons d’énormes difficultés. Nous avons un besoin urgent d’accompagnement, notamment en intrants et en matériel agricole, pour accroître notre production. Ici, l’agriculture est pratiquement notre seule activité ; c’est tout ce que nous savons faire. Si l’on nous vient en aide, cela pourrait changer beaucoup de choses pour nous. »
Même son de cloche chez Mariame Diawara, également productrice à Moribaya. Malgré les contraintes, elle soulève l’engagement sans faille des femmes de la localité :

« Nous nous investissons dans l’agriculture pour subvenir aux besoins de nos familles. Nous souhaitons bénéficier d’un soutien accru afin de produire dans de meilleures conditions. Il faut que les autorités nous viennent en aide pour nous sortir de ces difficultés récurrentes. »
À Moribaya, la détermination de ces femmes témoigne du rôle central de l’agriculture dans l’économie rurale. Mais pour pérenniser cette dynamique, un accès facilité aux intrants, un équipement moderne et un suivi technique adéquat demeurent indispensables.
Tichou Sagno
