À l’occasion de la pose de la première pierre d’un nouveau hangar au marché de Fassiah (commune de Sanoyah), ce vendredi 11 septembre 2026, la ministre de l’Administration du territoire et de la Décentralisation, Djénabou Touré, a adressé un message sans équivoque aux gestionnaires des infrastructures marchandes du pays.
Au cœur de son intervention : la transparence stricte dans le recouvrement et l’usage des taxes perçues auprès des commerçantes. La ministre a rappelé avec fermeté que ces ressources financières doivent être intégralement réinvesties dans la modernisation des équipements, la salubrité des lieux et le soutien direct aux activités économiques des femmes.
« Les taxes des marchés ne sont pas faites pour être mangées. Cet argent sert à entretenir les marchés, à les maintenir en bon état et à aider les femmes dans leurs activités quotidiennes. Ce n’est pas de l’argent à consommer personnellement, c’est pour l’intérêt des marchés », a-t-elle tiré au clair.
Face aux risques de malversations, le chef du département de l’Administration du territoire a prévenu que toute tentative de détournement fera l’objet de poursuites judiciaires rigoureuses : « Quiconque détourne l’argent des taxes du marché devra en rendre compte et répondra devant la loi. »
Un signal fort pour l’autonomisation des femmes
Première femme à occuper ce poste ministériel stratégique, Djénabou Touré a profité de ce rassemblement pour souligner la portée symbolique de sa nomination. Elle y voit une illustration concrète des engagements du président de la République en faveur de l’inclusion des femmes et des jeunes, piliers du dynamisme économique national.
Par cette prise de parole ferme, le ministère entend instaurer une culture de redevabilité et assainir durablement la gestion des recettes fiscales à la base.
Mansaré Soumah Naby Moussa 666-144-250 pour actualitefeminine.com
