Le mouvement de débrayage des chauffeurs de la ligne Labé–Sénégal continue de perturber les déplacements des voyageurs. À Labé, plusieurs passagers en attente de départ dénoncent les conséquences de cette situation, notamment les dépenses supplémentaires liées au retard.
Parmi eux, Fanta Condé, venue de la Haute-Guinée et souhaitant se rendre au Sénégal, vit une situation particulièrement difficile. Depuis plusieurs heures, elle attend de pouvoir poursuivre son trajet :
« Je viens de la Haute-Guinée et je souhaite aller au Sénégal. Depuis notre arrivée ici, nous attendons. Cela nous génère des dépenses supplémentaires alors que nous n’avons pas où loger. On mange selon nos moyens. Je ne connais personne ici », témoigne-t-elle.
Pour cette voyageuse, la situation devient de plus en plus préoccupante, car les frais de nourriture et d’un éventuel hébergement s’ajoutent aux dépenses initialement prévues. Fanta Condé appelle donc les autorités et les acteurs concernés à trouver rapidement une solution afin de permettre aux usagers de reprendre la route :
« Nous demandons aux acteurs de trouver une issue à cette situation. Les gens souffrent énormément sur le trajet. Il y a plus de dix barrages entre Koundara et la frontière sénégalaise et, à chaque barrage, même si vous avez toutes vos pièces d’identité, on vous fait payer. Ce n’est pas normal », regrette-t-elle.
Ce débrayage des chauffeurs intervient dans un contexte de mécontentement lié aux tracasseries routières et aux paiements exigés au niveau de certains barrages. Les transporteurs dénoncent des pratiques qui, selon eux, alourdissent le coût du transport et pénalisent autant les conducteurs que les passagers.
AMD pour www.actualitefeminine.com
