Les certificats de mariage délivrés dans les mosquées n’ont aucune valeur juridique auprès des tribunaux guinéens. L’information a été réitérée ce mercredi 16 septembre 2026 à Conakry par Djenabou Camara, ministre de l’Administration du territoire et de la Décentralisation, en marge de la Journée internationale de l’identité.
Pour bénéficier de la protection de la loi, les couples unis religieusement doivent obligatoirement enregistrer leur union auprès des autorités communales.
Une simple démarche administrative sans seconde cérémonie
La ministre s’est voulue rassurante quant à la lourdeur de la procédure. La régularisation ne nécessite aucunement de réorganiser une cérémonie festive, mais repose sur une formalité d’état civil rapide :
Lieu d’enregistrement : la mairie (commune) de résidence.
Procédure : transcription directe de l’union dans les registres officiels.
Objectif : délivrance de l’acte de mariage civil officiel.
Prévenir les litiges successoraux
Cette mesure vise avant tout à prémunir les familles contre la précarité juridique, notamment lors des règlements d’héritage. L’absence d’acte civil prive souvent les conjoints survivants et les enfants de leurs droits légaux. Selon la ministre, cette formalité garantit la sécurité juridique du foyer et évite à l’appareil judiciaire d’avoir à trancher de complexes imbroglios successoraux au moment des décès.
Mansaré Soumah Naby Moussa 666-144-250 pour actualitefeminine.com
