Ce lundi 29 juin 2026 a marqué le coup d’envoi officiel des épreuves du baccalauréat unique sur toute l’étendue du territoire guinéen. Au-delà du stress habituel des examens, cette session se distingue par un effort notable en matière d’inclusion : l’aménagement de conditions spécifiques pour permettre aux candidats malvoyants de composer d’égal à égal avec les autres.
Un dispositif adapté en Braille à l’école Kipé 2
Sur les 456 candidats accueillis au centre de l’école primaire Kipé 2, une salle a été entièrement dédiée aux élèves en situation de handicap visuel. Équipés de tablettes et de poinçons, ces derniers composent directement en écriture braille.
Afin de pallier l’absence de sujets pré-transcrits, une équipe d’enseignants spécialisés est mobilisée sur place. Delphine Senya Zoumanigui, directrice adjointe nationale des Solidarités, précise la logistique mise en œuvre :
« Les enfants écrivent en braille, un système de points en relief. Comme les sujets nationaux arrivent parfois sous format standard, nos enseignants se chargent de les transcrire immédiatement sur place. Sans cette réactivité, ces élèves ne pourraient tout simplement pas composer. Tout a été pensé pour garantir leur autonomie. »
« Décrocher le bac du premier coup » : Le témoignage d’Idiatou Barry
Parmi les visages de cette session, on retient celui d’Idiatou Barry, candidate en Sciences Sociales, qui aborde cette étape cruciale avec une détermination touchante.
« C’est ma première fois de faire le bac et j’espère que ce sera la dernière », confie-t-elle avec émotion, affichant clairement son ambition de réussir dès cette tentative.
Interrogée sur son parcours, elle a également tenu à envoyer un message fort de résilience à l’attention des autres jeunes touchés par la déficience visuelle :
« Je leur dirai de prendre courage, de continuer les études et de ne surtout pas abandonner. »
Vers une école plus équitable
Cette initiative logistique s’inscrit dans la volonté des autorités éducatives guinéennes de renforcer l’équité lors des examens nationaux. En abattant les barrières de l’accès aux textes, le système éducatif fait un pas encourageant vers une véritable égalité des chances.
Naby Moussa Soumah 666-144-250 pour actualitefeminine
