Les rideaux sont tombés ce jeudi 30 janvier sur l’atelier de capitalisation des acquis du projet d’appui à la gouvernance locale (PAGL). Organisé par l’Agence Nationale de Financement des Collectivités Locales (ANAFIC) avec le soutien de la Banque Mondiale, cet atelier qui s’est déroulé sur deux jours, allant du mercredi 29 janvier au jeudi 30 janvier 2025 a regroupé 218 participants, dont 28 femmes notamment les présidents des délégations spéciales, les secrétaires généraux des communes, les receveurs communaux, les membres des organisations de la société Civile les sous-préfets, les préfets… venus de Conakry et des régions administratives de la Guinée.
L’objectif est de capitaliser les acquis du PAGL dans sa première phase afin d’harmoniser les résultats obtenus, les leçons apprises et partager les impacts sur la gouvernance locale.
«Ces deux jours d’atelier nous ont permis, c’est-à-dire participants et nous organisateurs à faire une rétrospective de la gestion du projet d’appui à la gouvernance locale dans sa première phase, en mettant beaucoup plus un accent sur les résultats obtenus, mais surtout sur les difficultés et les défis que nous avons rencontré», a expliqué Sékou Mawa Touré, Directeur général de l’ANAFIC.
Poursuivant, il indique que cette rétrospective permet de mieux se positionner pour gérer la deuxième phase du projet: «Et comme vous le savez, nous sommes dans la dynamique de mettre en œuvre une seconde phase, et les leçons que nous avons tiré ensemble de la gestion de la première phase pourront nous servir en terme de recommandation à mieux gérer ou à mieux nous redimensionner sur la gestion de la seconde phase. En terme de résultats nous avons décliné ici ensemble tous les résultats que nous avons eu à atteindre au cours de ce projet et le projet dans son évaluation a été noté avec une mention satisfaisante. Et cela prouve à suffisance que le partenaire même qui accompagne le projet c’est-à-dire la Banque Mondiale est satisfait de la mise en œuvre de ce projet. Surtout que ce projet qui a été identifié par le gouvernement guinéen avec un soutien de la Banque Mondiale a permis aujourd’hui à tous les acteurs de mettre en œuvre les outils innovants liés au suivi évaluation participative, mais également à la budgétisation participative», a-t-il fait part.
Dans son discours de clôture, le chef de cabinet du ministère de l’administration du territoire et de la décentralisation a mentionné que le projet d’appui à la gouvernance locale a joué un rôle capital dans le renforcement des capacités des collectivités locales.
«Le financement de cet important projet par la Banque Mondiale et aussi l’engagement de l’État à mettre à la disposition des ressources du FND ont été déterminant pour l’obtention des résultats tangibles et l’atteinte de tous les indicateurs de PAGL. La gouvernance locale est un pilier fondamental du Développement de notre pays. Elle permet une prise en compte des attentes et des besoins des citoyens tout en favorisant leur participation active à la gestion des affaires publiques. Dans ce cadre, le projet d’appui à la gouvernance locale a joué un rôle capital en renforçant les capacités des collectivités locales, en promouvant les outils et approches de transparence qui ont favorisé plus d’inclusion des populations rurales dans le processus décisionnel et la planification», a dit Gono Condé.
En sa qualité de paneliste lors de cet atelier, Ansoumane Camara, président de la délégation spéciale de la commune urbaine de Damaro a fait part de l’importance de la mobilisation des ressources locales qui est un volet phare du projet: «nous avons parlé lors de ce panel de la mobilisation des ressources. Parce que vous n’êtes pas sans savoir que les communes rurales existent depuis fort longtemps, mais les communes rurales ne savaient pas que les compétences qui sont transférées c’est ne sont pas des photos, mais c’est une réalité. Donc avec l’appui de ce projet de la gouvernance locale, je pense bien que les choses se sont passées lors de ces cinq (5) dernières années. Donc la mobilisation des ressources locales nous a permis également de réaliser beaucoup de choses. La population est mise au centre de la mobilisation des ressources, car avant la population ne savait pas qu’est-ce qui été fait de l’argent», a-t-il fait savoir.

Cet atelier est marqué par la remise des satisfécits aux personnes qui ont impacté la première phase du projet.
Soumah Naby 666-144-250





