Les opérations de déguerpissement des emprises engagées récemment par les autorités continuent de susciter des réactions au sein de la population. À Kankan, plusieurs femmes commerçantes installées le long des voies publiques se disent préoccupées par les conséquences de ces actions.
Mariame Camara, vendeuse aux alentours de l’université, est l’une des nombreuses femmes touchées. Installée depuis plusieurs années sur un trottoir, elle affirme n’avoir reçu aucun préavis clair avant que sa table de vente ne soit renversée.
« On ne refuse pas de libérer les routes, mais qu’on nous aide d’abord à trouver un endroit où vendre. C’est de ça que je nourris mes enfants » déplore-t-elle, visiblement émue.
De son côté, Aissata Camara, elle aussi commerçante, reconnaît la nécessité d’assainir la ville, mais plaide pour une approche plus humaine.
« C’est vrai que l’occupation des emprises gêne la circulation, mais nous sommes prêtes à collaborer si on nous propose une solution alternative. Beaucoup parmi nous n’ont aucun autre moyen de subsistance », souligne-t-elle.
Les regards restent désormais tournés vers les décideurs pour savoir si des mesures d’accompagnement seront prises afin de ne pas compromettre les moyens de subsistance de ces femmes, véritables piliers de l’économie informelle à Kankan.
Facely Sanoh depuis Kankan pour actualitefeminine.com





