La Maison des jeunes de Kindia a servi de cadre, ce mercredi 15 avril 2026, à la célébration en différé de la Journée internationale des droits des femmes.
C’est dans une ambiance festive que les femmes de Kindia, entourées des autorités locales, d’ONG, d’associations féministes et de représentantes des forces de défense et de sécurité, ont commémoré cette journée initialement prévue le 8 mars.

Cette édition, placée sous le thème national « Assurer l’accès à la justice pour toutes les femmes et filles », a été orchestrée par l’Inspection régionale de la Promotion féminine, de l’Enfance et des Personnes vulnérables.
Un plaidoyer pour une justice équitable
Cette rencontre a permis aux participantes de dénoncer les barrières qui entravent encore leur accès à une justice équitable. Lors de sa prise de parole, l’inspectrice régionale a rappelé avec fermeté que l’accès au droit n’est pas une faveur, mais un principe fondamental.

« La célébration de cette année nous interpelle sur une question essentielle : celle de l’égalité devant la loi et de la protection effective de nos droits. En Guinée, malgré les efforts du gouvernement, de nombreuses femmes peinent encore à faire valoir leurs droits, particulièrement en zone rurale », a souligné Bintou Kaba.
Les obstacles à l’émancipation juridique
L’inspectrice a dressé un constat lucide des difficultés rencontrées dans la région de Kindia :
Méconnaissance des droits par les premières concernées ;
Pesanteurs socioculturelles freinant la dénonciation des abus ;
Éloignement géographique des services juridiques et manque de moyens financiers ;
Peur de la stigmatisation ou du rejet social.
Pour Mme Kaba, lever ces verrous est un levier indispensable pour éradiquer les violences basées sur le genre (VBG), les mariages précoces et les mutilations génitales féminines.
Vers des actions concrètes
En clôture de son intervention, l’inspectrice régionale s’est engagée à multiplier les actions de proximité, notamment en renforçant la sensibilisation communautaire et l’accompagnement judiciaire des victimes. La journée s’est poursuivie par l’organisation de plusieurs panels d’échanges thématiques.
De Kindia, Samba Diallo.





