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    Kindia : Le calvaire des femmes de Gangan Kiria, porteuses de 40 kg de mangues pour survivre

    LamaranaBy Lamarana22 avril 2026Aucun commentaire2 Mins Read
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    ​À Kindia, précisément dans le secteur de Gangan Kiria (quartier Tafory Gangan), des dizaines de femmes bravent quotidiennement les pentes escarpées du mont Gangan. Leur fardeau : environ 40 kilos de mangues portés sur la tête sur près de 8 kilomètres, unique moyen de subvenir aux besoins de leurs familles.

    ​Un périple quotidien de 8 kilomètres

    ​Dans cette zone considérée comme l’épicentre de la mangue en Guinée, l’absence d’infrastructures routières transforme la récolte en un véritable chemin de croix. Faute de routes carrossables, ces femmes n’ont d’autre choix que de transporter leur marchandise à pied jusqu’au centre-ville pour espérer la vendre.

    ​Rencontrée sur les sentiers du mont Gangan, alors qu’elle entamait sa descente vers le marché, Mamadama Sylla a accepté de confier le quotidien éprouvant des femmes de sa localité.

    ​Le témoignage d’une lutte pour la survie

    ​« Nous souffrons d’un manque criard d’infrastructures routières. Nourrir nos enfants est un défi quotidien, mais pendant la saison des mangues, nous allons chercher les fruits pour les transporter sur nos têtes jusqu’en ville. C’est grâce à ce revenu que nous achetons le riz et les condiments nécessaires au repas familial », explique-t-elle, le souffle court sous le poids de sa charge.

    ​Le trajet est loin d’être une simple marche de santé. Entre l’effort physique et les dangers du relief, chaque pas compte :

    « Avec ce bagage sur la tête, je marche pendant deux à trois heures. La descente est particulièrement périlleuse : la moindre erreur peut être fatale. C’est pourquoi, malgré la lourdeur de la charge, nous avançons avec une prudence extrême. Le soir, on rentre épuisées, mais nous n’avons pas le choix. »

    ​Un appel au secours des autorités

    ​Malgré l’isolement géographique, l’attachement à la terre natale reste plus fort que la pénibilité du travail. Les habitants refusent d’abandonner le village de leurs ancêtres, mais lancent un cri de détresse vers Conakry.

    ​« Les engins roulants ne peuvent pas accéder à notre village à cause de la montagne. Pourtant, c’est ici que nous sommes nées et que nous avons grandi. Nous demandons l’aide des autorités guinéennes pour le désenclavement du mont Gangan. Nous avons besoin d’une route », plaide Mamadama Sylla.

    ​De Kindia, Samba Diallo.

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