Le prix du pain et du sucre est à la hausse dans la commune urbaine de Labé. Un pain qui était jusque là vendu à 4500 GNF se négocie actuellement à 5000 GNF et un kilogramme de sucre qui coûtait 9000 GNF se vend de nos jours à 11.000 GNF. Cette augmentation du prix du pain s’expliquerait par la rareté de la farine selon le président régional des boulangers. Cette situation ne reste pas sans conséquence chez les femmes de la commune qui utilisent le plus souvent cette denrée pour leur consommation.
Dans la commune urbaine de Labé, des citoyens notamment des femmes s’inquiètent de la hausse du prix du pain qui se vend actuellement 5.000 GNF alors que cette denrée se négociait à 4.500 GNF. Selon le président régional des boulangers, Fodé Kaba, cette augmentation est indépendamment de la volonté des boulangers.
« Nous ne pouvons pas blâmer les boulangers, car la farine est devenue rare dans la ville et très peu de commerçants en disposent actuellement. Si nous ne recevons pas de farine dans les jours à venir, une crise du pain est inévitable dans la ville de Labé. À ce jour, un sac de farine se négocie entre 400 et 500 mille FG. Nous, les boulangers, ne sommes pas responsables de cette situation. On nous a informés que le problème vient du retard dans l’approvisionnement en blé pour la production de farine, et l’état de la route Labé-Mamou empêche les chauffeurs, notamment les camionnettes, de venir. Nous espérons que la situation sera réglée rapidement, sinon une pénurie de pain est à craindre dans les jours à venir » alerte-t-il au micro de nos confrères de renifleur224.com
Face à cette situation, des femmes se retrouvent en première ligne quant aux conséquences que cela crée. Rencontrée en ville, hadja Mariama Bah se montre inquiète en ces termes.
« Habituellement on achetait 3 pains pour la famille à 13.500 GNF aujourd’hui on les a achetés à 15.000. Le sucre on utilise au moins un kg par jour, là encore il y a une augmentation subite de 2000 GNF. Donc en tout il y a une augmentation de 3.500 GNF par jour sur nos dépenses pour le pain et le sucre. Dans le mois on enregistre 105.000 GNF comme dépense supplémentaire si la situation reste inchangée » s’inquiète cette enseignante à la retraite.
Très peinée, Aissata Barry a du mal à nourrir sa famille durant cette période pluvieuse. Avec cette augmentation du prix du pain elle ne sait quoi faire « je suis couturière. C’est dans cette activité j’accompagne mon mari pour les dépenses familiales. Avec cette augmentation nous allons souffrir si cela perdure » indique-t-elle.
Ces femmes espèrent une résolution rapide de cette situation pour le bonheur de consommatrices.
AMD pour actualitefeminine.com





