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    MONDE RURAL

    Labé/Popodara: des jeunes filles parcourent plusieurs kilomètres pour se rendre à l’école

    By 30 avril 2025Aucun commentaire2 Mins Read
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    Aller à l’école est un parcours de combattant pour de nombreuses jeunes filles de la sous-préfecture de Popodara dans la préfecture de Labé. Avec un seul collège situé au chef-lieu de la sous-préfecture, la localité est en manque d’écoles secondaires. Cette situation oblige de nombreuses jeunes filles à marcher une dizaine de kilomètres pour se rendre à l’école une fois admises pour le collège. D’ailleurs, cet état de fait incite certains parents à déscolariser leurs filles pour le mariage.

    Résidente à Douka un village situé à 12 km du centre, Mariama Diallo est obligée de bouger très tôt le matin pour arriver à l’heure. Malgré l’insécurité elle et ses amis parcourent de longues distances pour étudier « pour arriver à l’école à 8h on doit bouger entre 5h 45 et 6h du matin. On marche environ 20 km chaque jour pour aller à l’école. Parfois si on se lève tardivement on part sur la grande route pour attendre des occasions avec les motards. Certains sont compatissants et d’autres passent sans nous prendre. Parfois si tu es la seule élève de ton village ce sont tes parents qui t’accompagnent entre 5h 40 à 7 h cela trouve que les gens sont sortis en ce moment, tu continues ton chemin » a-t-elle indiqué.

    Cette situation n’est pas sans conséquence sur le niveau de ces élèves  » je fais la 10ème année mais je ne peux pas attendre les cours de révision à cause de la distance. Une fois à la maison j’ai du mal à réviser car étant fatiguée. Vraiment c’est fatiguant » déplore t-elle.

    Cette situation incite certains parents à déscolariser leurs filles pour le mariage comme le témoigne Oumou Hawa Diallo « avec l’insécurité, ma fille ne peut sortir très tôt le matin, j’ai la peur au ventre. Au lieu qu’elle perd en temps et en énergie, je suis contrainte de la donner en mariage. Si le collège était à proximité rien ne peut l’empêcher d’étudier » précise-t-elle.

    Plusieurs inégalités dans le monde rural affectent considérablement l’épanouissement de la couche féminine.

    Cet article est un accompagnement de Girls First Fund pour lutter contre le mariage d’enfants.

    AMD pour actualitefeminine.com

     

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