Elles étaient nombreuses ces femmes du secteur Boléya quartier Tata 2 dans la commune urbaine de Labé à se donner rendez-vous ce jeudi 27 février 2025 devant le gouvernorat. Objectif exposer leur préoccupation quant à l’impact lié au retard des travaux de réhabilitation de l’aérodrome régional, chantier ouvert depuis avril 2023.
Devant le chef de cabinet du gouvernorat, Aïssatou l’une des manifestantes exprime son désarroi

« nous ne sommes pas venues ici pour vous manquer de respect, mais pour revendiquer nos droits, car nous sommes toutes des Guinéennes et nous avons les mêmes droits. La raison de notre présence est liée à notre souffrance, particulièrement celle de nos enfants. Ce n’est pas la première fois que nous venons ici pour manifester. Nous étions déjà venues pour vous dire que depuis le début des travaux de réhabilitation de l’aéroport, nos enfants parcourent des kilomètres pour aller à l’école. Dans notre secteur, nous n’avons ni marché, ni école, ni poste ou centre de santé. Nous vous demandons de nous aider à avoir des routes énormément. Là où le sable s’accumule, des malfrats se cachent pour dérober les objets de nos enfants, mais nous ne pouvons rien faire » regrette Mme Assiatou Diallo dans ses propos.
Dans son allocution, le directeur de cabinet du gouvernorat a rassuré les manifestantes en ces termes « nous avons ouvert un dossier au gouvernorat intitulé ‘Dossier routes de passage pour la ville-aéroport’. Le 3 octobre 2024, vous étiez déjà venues ici, et après cela, un mouvement a été stoppé par le commandant de la base aérienne. Le projet de l’aéroport est un projet national. Concernant le premier passage, nous avons écrit. Le gouvernement dirigé par Amadou Oury Bah et le Président de la République ont dépêché une mission à Labé. Deux propositions étaient sur la table : soit faciliter la vie aux habitants de Boleya, soit délocaliser l’aéroport. Vous comprenez que nous n’avons même pas réussi à réduire un peu d’espace pour trouver une solution au problème de passage » a expliqué Ciné Magassouba puis renchérit.
« Ce que je déplore, c’est le manque d’informations. Les partenaires, représentés par l’ingénieur et les pays, représentés par le commandant, sont venus jusqu’ici pour passer l’information, mais celle-ci est restée en route. Ils ont pensé que la sensibilisation avait été faite et que l’information avait été transmise au public, mais on se rend compte qu’elle ne l’a pas été. Si l’information était bien passée, vous ne seriez pas sorties manifester. Nous vous présentons toutes nos excuses, nous allons trouver une solution » a promis Ciné Magassouba directeur de cabinet du gouvernorat de Labé.
Reste à savoir si cette fois-ci leur cris de cœur sera entendu par le gouvernement.
Moussa





