De nombreuses filles en Guinée voient leur rêve brisé dans les milieux ruraux. Nombreuses parmi elles rompent les études une fois au collège en raison du mariage précoce. Dans la préfecture de Lelouma, les filles qui sont victimes de cette pratique sont nombreuses. Entre le divorce, l’arrivée des enfants et l’abandon des cours, c’est une désillusion pour ces victimes qui n’ont aucun saint se vouer.
Interrogée, madame Diallo que nous avons surnommé Dame H nous livre ses sentiments après avoir été donnée en mariage à l’âge de 16 ans « c’était en 2017 je faisais la 8ème année. Un cousin qui est au Sénégal est venu, nos parents ont décidé de nous unir à travers le mariage. On s’est marié et puis on est parti au Sénégal quelques semaines après. J’ai fait 4 ans là-bas. Depuis maintenant 3 ans je suis revenue. J’ai deux enfants. J’étais obligée d’abandonner l’école pour ce mariage. J’aurais aimé étudier mais hélas. Heureusement que j’ai eu des enfants et que mon mari me soutient. Au moins ça me donne le confort » se confie-t-elle.
Cette autre victime madame G est mariée et mère d’un enfant depuis près de cinq ans. Ayant abandonné l’école en 12ème année elle décide cette fois-ci de reprendre les cours pour pouvoir atteindre l’université « je me suis mariée alors que je n’étais pas prête. Je voulais continuer mes études mais j’ai été mise sous pression par la famille. Finalement j’ai accepté de partir. Au début tout allait bien mais actuellement ça ne va entre mon mari et moi. Nous avons un garçon je suis revenue depuis le mois d’octobre, j’ai repris les cours je fais la terminale et je tente ma chance pour le bac » a-t-elle expliqué.
Elle invite à cet effet les parents, à laisser leurs enfants faire leur choix et surtout que leurs filles continuent les études au même titre que les petits garçons.
Cet article est un accompagnement de Girls First Fund pour lutter contre le mariage d’enfants
AMD pour actualitefeminine.com





