La 5ème édition du salon de la lecture (SALEC ACTE V) est lancée ce lundi 17 février à Conakry sous le thème: «le livre au service de la lutte contre les violences basées sur le genre ». Organisée par Kadiak communication, durant 5 jours allant de ce lundi 17 février au samedi 22 février, les auteurs du livre venus du Sénégal, Mali, Burkina Faso, Gabon, Cameroun, Côte d’Ivoire, Bénin, Togo et ceux de la Guinée discuteront sur les questions de la lutte contre les violences basées sur le genre à travers le livre.
Selon Kadiatou Kaba, commissaire générale du SALEC l’initiative est de mettre en avant les acteurs littéraires dans la lutte contre les VBG à travers le livre.
« Le livre au service des VBG parce que aujourd’hui de plus en plus dans le livre on a plus le courage de nous affirmer, on a plus le courage de parler sans avoir la crainte de la réaction des autres, c’est ça justement la force et la magie du livre. Et aujourd’hui on estime, nous qui évoluons dans le domaine littéraire que le livre est un véritable moyen de lutte contre les violences basées sur le genre. Et c’est ça qu’on a décidé que les acteurs du livre puissent être mis en avant dans le cadre de cette lutte», a-t-elle expliqué.

Poursuivant, elle indique: «La situation inquiète parce que rien que le Club des jeunes filles leaders de Guinée, il y a eu près de 500 cas de VBG. Quand je prends les mutilation génitale féminine, mariage précoce… Cette organisation sans parler des autres organisations qui sont une centaine sur l’ensemble du territoire national et qui ont quand-même des statistiques. Donc les chiffres effraient, ça donne froid dans le dos, si rien n’est fait pour lutter contre les VBG aujourd’hui, les années à venir on risque de ne plus pouvoir contenir cette problématique», a mentionné Kadiatou Kaba.
Présente à cette cérémonie, la 1ère Vice-présidente du CNT invite à mutualiser les efforts pour mettre fin aux violences basées sur le genre: «le combat pour les violences faites aux femmes doit être permanent, doit-être une préoccupation de tout le monde, de tous les décideurs au haut niveau. C’est pourquoi je m’en vais remercier vivement les acteurs principaux qui ont eu le temps d’être dans cette salle, surtout une mention sur la forte mobilisation des élèves, la nouvelle génération qui sont là aujourd’hui pour être sur nos pas pour que les années à venir qu’il n’y ait plus de violences surtout en milieu scolaire», a lancé Maimouna Yombouno.
Dans son discours d’ouverture au nom du ministre de la culture, du tourisme et de l’artisanat, Mme Barry Mimie Diawara, conseillère chargée de la culture au ministère de la culture et de l’artisanat a rappelé que cette lutte contre les VBG est d’une importance capitale dans la société actuelle:
«la lutte contre les violences basées sur le genre est d’une importance cruciale dans notre société actuelle. La littérature est le pouvoir de sensibiliser, d’éduquer et de provoquer des changements. Elle nous permet d’explorer des réalités suivant (…) et de donner une voie en ce qui en ont besoin. En promouvant les acteurs qui se sont penchés sur cette problématique nous contribuons à un dialogue essentiel sur les injustices vécues par tant de femmes et des personnes marginalisées», a-t-elle fait savoir.
Cette cérémonie a été marquée par la visite guidée des stands.
Soumah Naby 666-144-250





