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    Lutte contre les VBG : l’ONG  » Mon Enfant, Ma Vie » outille des journalistes pour un traitement médiatique responsable

    LamaranaBy Lamarana22 juin 2026Aucun commentaire3 Mins Read
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    ​L’ONG « Mon Enfant, Ma Vie » a organisé une session de formation à l’intention de journalistes issus des médias publics et privés de la capitale guinéenne. Cette initiative, qui s’inscrit dans le cadre de son projet visant à améliorer l’accès à la justice des survivantes et survivants des violences basées sur le genre (VBG), a pour objectif de renforcer les capacités des professionnels de l’information afin de promouvoir une couverture médiatique plus éthique, professionnelle et respectueuse des victimes.

    ​S’exprimant à l’ouverture de la rencontre, le directeur exécutif de l’ONG, Saa Manda Léno, a indiqué que cette activité était consacrée à l’amélioration de l’accès à la justice des survivants de VBG dans le Grand Conakry, notamment dans les préfectures de Dubréka et de Coyah.

    ​« Le but de cette formation est d’associer toutes les parties prenantes engagées dans la lutte contre les violences basées sur le genre, notamment les journalistes. Nos constats ont révélé des difficultés liées à la terminologie utilisée dans le traitement médiatique de ces questions. Il était donc nécessaire de former un noyau de journalistes capables de devenir des références sur les questions de VBG », a-t-il expliqué.

    ​Selon lui, une meilleure maîtrise des concepts et des bonnes pratiques journalistiques permettra de préserver davantage l’image, la dignité et les droits des victimes.

    ​« À travers les journalistes, nous voulons mesurer l’impact de cette formation sur le terrain. Les résultats obtenus nous permettront d’étendre cette initiative à d’autres régions du pays. Nous comptons également collaborer avec le ministère de l’Information et de la Communication ainsi qu’avec la Haute Autorité de la Communication (HAC) afin d’accompagner davantage de professionnels des médias », a ajouté le responsable de l’ONG.

    ​Éviter la stigmatisation et la revictimisation

    ​Pour sa part, le formateur Saa Joseph Kadouno a souligné que cette session visait à doter les participants des outils nécessaires pour traiter les cas de violences basées sur le genre dans le respect des principes éthiques et déontologiques du métier.

    ​« Nous avons travaillé sur les concepts liés aux VBG et sur les techniques de traitement médiatique adaptées. Il était important d’éviter les pratiques stigmatisantes ainsi que la revictimisation des survivantes et survivants. Nous avons notamment abordé le choix du langage approprié, les termes à éviter, la préparation des interviews, la protection de l’anonymat des victimes et la lutte contre le sensationnalisme », a-t-il précisé.

    ​Le formateur estime que ces acquis permettront aux journalistes de produire des contenus plus responsables, respectueux des droits humains et conformes aux exigences professionnelles.

    ​Au total, dix journalistes ont pris part à cette formation axée sur les bonnes pratiques de couverture médiatique des violences basées sur le genre.

    ​Une initiative saluée par les participants

    ​Parmi eux, Naby Moussa Mansaré Soumah a salué une initiative qu’il juge particulièrement pertinente dans un contexte marqué par l’essor des médias et des plateformes numériques en Guinée.

    ​« Nous venons de suivre une formation sur le traitement journalistique des violences basées sur le genre. Cela constitue une véritable opportunité pour les journalistes d’améliorer leurs pratiques. Avec la prolifération des médias, chacun traite l’information selon sa compréhension. Cette formation nous permet désormais de mieux appréhender ces questions sensibles. Nous remercions vivement les initiateurs de cette démarche », a-t-il déclaré.

    ​À travers cette initiative, l’ONG « Mon Enfant, Ma Vie » entend faire des médias des partenaires stratégiques dans la prévention et la lutte contre les VBG, en favorisant une information responsable, respectueuse des victimes et conforme aux exigences légales et éthiques.

    ​Naby Moussa Mansaré Soumah 666-144-250 pour Actualitefeminine.com

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