Face à la persistance des violences de genre dans l’enseignement supérieur, la Directrice générale de la recherche scientifique, Dr Fatoumata Sylla, monte au créneau. Son message est sans équivoque : l’heure est à la dénonciation systématique pour protéger les femmes et les jeunes filles sur les campus.
Lever le voile sur les non-dits
Le Dr Sylla dresse un constat lucide sur le climat universitaire actuel. Malgré la réalité des agressions, le silence reste souvent la norme.
« Nous sommes dans une période où il faut oser déclarer et dénoncer. Les jeunes filles et les femmes peinent à parler par crainte des pressions sociales et culturelles », déplore-t-elle.
Un appel à l’éveil des consciences
Pour briser ce cycle, la Directrice mise sur deux leviers majeurs :
L’éducation aux droits : Permettre aux étudiantes de s’approprier les outils juridiques et moraux pour se défendre.
La solidarité masculine : Un appel direct a été lancé aux étudiants afin qu’ils ne soient plus de simples spectateurs, mais des alliés actifs dans le soutien de leurs camarades féminines.
Des structures d’appui déjà opérationnelles
Le ministère de l’Enseignement supérieur ne se contente pas de mots. Le Dr Sylla a rappelé le déploiement stratégique de la Cellule Genre et Équité.
Présence : Désormais implantée dans la majorité des institutions d’enseignement supérieur.
Rayonnement : Également active dans les centres de recherche et de documentation.
Mission : Veiller à l’application concrète de la politique gouvernementale de protection des femmes en République de Guinée.
Entre sensibilisation et dispositifs institutionnels, le combat pour un campus sécurisé et égalitaire est plus que jamais engagé.
Mansaré Soumah Naby Moussa 666-144-250





