La Maison de la solidarité, située à Dabompa dans la commune de Tombolia, a servi de cadre ce samedi 23 mai à la célébration de la Journée internationale de lutte contre la fistule obstétricale. Organisée par la Fondation Solidarité Féminine (FSF), la rencontre a été marquée par une conférence-débat et une causerie éducative autour de cette pathologie qui touche encore de nombreuses femmes.
Dans sa prise de parole, Hadja Maimouna Yombouno, présidente de la Fondation Solidarité Féminine, a rappelé l’engagement de son organisation en faveur de la défense des droits et de la santé des femmes.
« C’est un combat que je mène depuis bien avant mon passage au Parlement guinéen. Le constat est que les Nations unies nous ont accordé beaucoup de journées sur différentes thématiques liées aux conditions de vie de la femme. Nous avons constaté que le 8 mars est célébré avec faste, mais les problèmes auxquels les femmes sont confrontées ne peuvent pas être résolus en une seule journée », a-t-elle déclaré.

Poursuivant son intervention, elle a indiqué que la FSF multiplie les initiatives pour sensibiliser davantage les populations aux problématiques liées à la santé des femmes.
« Après la journée sur les mutilations génitales féminines, nous sommes là aujourd’hui pour célébrer la Journée internationale pour l’élimination de la fistule obstétricale. Cette journée est célébrée par les Nations unies depuis plus de vingt ans, chaque 23 mai. Nous avons jugé nécessaire, quel que soit le contexte, de mettre cette journée en lumière afin de parler de cette pathologie qui constitue aujourd’hui un véritable problème de santé publique », a expliqué la présidente de la FSF.
Selon elle, la fistule obstétricale résulte principalement d’accouchements difficiles ou mal assistés, et continue d’affecter la vie de nombreuses femmes, souvent dans le silence.
Conférencière lors de cette rencontre, Fatoumata Bangoura a expliqué que cette pathologie est fréquemment causée par des accouchements à domicile sans assistance médicale qualifiée.
« La fistule obstétricale est un problème de santé publique dû à des accouchements à domicile qui ne sont pas forcément assistés par un spécialiste. Certaines femmes préfèrent accoucher à la maison sans l’aide de personnes qualifiées », a-t-elle souligné.
L’infirmière a également insisté sur l’importance du suivi médical pendant la grossesse afin de prévenir la maladie.
« Pour éviter cette maladie, il faut suivre correctement les consultations prénatales jusqu’au jour de l’accouchement et privilégier les hôpitaux ou centres de santé. Vouloir rester à la maison et forcer l’accouchement est souvent à l’origine de cette pathologie », a-t-elle précisé.
Parmi les participantes, Mantou Camara s’est réjouie des enseignements tirés de cette conférence.
« Cette rencontre nous a permis de recevoir beaucoup de conseils. Nous comprenons désormais les causes et les conséquences de cette maladie, ainsi que les moyens d’éviter les complications liées aux accouchements difficiles », a-t-elle confié.
Elle a enfin lancé un appel aux femmes enceintes afin qu’elles privilégient les structures sanitaires pour leurs consultations et leur accouchement.
« J’invite toutes les femmes à se rendre à l’hôpital dès les premiers mois de grossesse, à faire un suivi jusqu’à terme et à ne pas rester à la maison en voulant absolument accoucher par voie basse. Si le travail stagne, il faut accepter la césarienne », a-t-elle conclu.
Il est à rappeler que la Journée internationale pour l’élimination de la fistule obstétricale est célébrée le 23 mai de chaque année.
Soumah Naby Moussa 666-144-250 pour Actualitefeminine





