À quelques jours de la célébration de la fête de la Tabaski à Labé, les préparatifs s’intensifient dans les foyers. Entre l’achat du mouton, des condiments et des habits de fête, de nombreux ménages se disent confrontés à une préoccupation devenue récurrente en cette période : la rareté de la viande sur le marché et la flambée de son prix.
Dans les marchés et les quartiers de la commune, de nombreuses femmes dénoncent une situation qui, selon elles, se répète presque chaque année à l’approche des grandes fêtes religieuses. Elles estiment que cette pénurie pénalise particulièrement les familles modestes, qui peinent déjà à faire face aux dépenses initiales de la Tabaski.
Interrogée sur la question, Madame Mariame Bah déplore ces difficultés chroniques :
« C’est devenu une habitude. À chaque veille de fête, les citoyens peinent à s’approvisionner en viande. Soit elle se fait rare, soit les prix grimpent en flèche. Les bouchers et les autorités doivent revoir cette situation pour permettre aux fidèles musulmans de fêter dans les meilleures conditions. »
Cette citoyenne lance également un appel aux différents acteurs concernés afin d’éviter la spéculation et le favoritisme dans la distribution des produits carnés durant cette période de forte demande :
« Nous demandons aux bouchers de veiller à ce que la distribution soit équitable. Aux autorités, nous demandons de contrôler le marché pour que les prix fixés soient respectés », a-t-elle conclu.
Face à l’imminence de la fête, les consommateurs espèrent une implication accrue des autorités locales et des acteurs du commerce. L’objectif : garantir un approvisionnement suffisant du marché et permettre aux populations de célébrer ce moment de partage dans la sérénité.
AMD pour actualitefeminine.com





