À Kankan, Dame Saran Traoré, maraîchère et mère de sept enfants — dont plusieurs sont entièrement à sa charge —, se bat quotidiennement pour faire vivre sa famille grâce à l’agriculture. Engagée dans la production maraîchère, elle cultive notamment de l’épinard, de l’aubergine, des feuilles de patate douce et d’autres légumes destinés à l’approvisionnement des marchés locaux.
Malgré sa détermination, cette entrepreneure agricole affirme être confrontée à de nombreuses difficultés qui freinent le développement de son activité. Face à cette situation, elle lance un appel aux autorités, en particulier au président de la République, le général Mamadi Doumbouya, afin de bénéficier d’un accompagnement.
« Je me suis lancée dans le maraîchage pour nourrir mes enfants et subvenir à leurs besoins. C’est une activité qui me permet de vivre dignement, mais aujourd’hui je manque de moyens pour développer mon exploitation », explique-t-elle.

Selon Saran Traoré, l’absence d’infrastructures adaptées constitue l’un des principaux obstacles à l’essor de son jardin. Elle sollicite notamment la construction d’une clôture pour sécuriser les cultures contre les intrusions d’animaux, ainsi que la réalisation d’un forage pour garantir l’approvisionnement en eau.
« Nous avons de sérieux problèmes d’eau pour l’irrigation. Avec un forage, nous pourrions produire davantage tout au long de l’année », souligne-t-elle.
La maraîchère demande également un appui en intrants agricoles, notamment en pesticides et fongicides, ainsi que des solutions efficaces pour lutter contre les fourmis magnans qui détruisent régulièrement ses récoltes.
« Les fourmis magnans causent énormément de dégâts dans le jardin. Nous avons besoin d’un accompagnement technique pour protéger nos plantations et améliorer les rendements », plaide-t-elle.

Convaincue que l’agriculture constitue un levier important de lutte contre la pauvreté, Dame Saran Traoré estime qu’un soutien des autorités lui permettrait non seulement d’accroître sa production, mais aussi de renforcer son autonomie économique et d’assurer un meilleur avenir à ses enfants.
À travers cet appel, cette mère de famille espère attirer l’attention des décideurs et des personnes de bonne volonté sur les réalités que vivent de nombreuses femmes engagées dans l’agriculture de proximité à Kankan et dans plusieurs autres régions du pays.
Tichou Sagno





