La tolérance zéro n’est pas un vain mot pour la session 2026 du baccalauréat unique en Guinée. Au terme de la deuxième journée d’épreuves, le ministère de l’Enseignement Pré-Universitaire et de l’Alphabétisation (MEPU-A) a dressé un bilan sans concession des fraudes enregistrées à travers le pays. En tête d’affiche de cette rigueur : la préfecture de Siguiri, où les contrôles ont été particulièrement fructueux.
L’objectif affiché par le ministère est clair : assainir les examens nationaux et préserver leur crédibilité en sanctionnant immédiatement les fraudeurs, qu’ils soient élèves ou encadreurs.
Le bilan des saisies et sanctions par préfecture
L’utilisation des téléphones portables reste le principal fléau de cette session, poussant les équipes de supervision à redoubler de vigilance sur le terrain.
Siguiri (Le record de la fraude) : Véritable épicentre des saisies, 344 téléphones portables y ont été confisqués dans les centres d’examen. Cette opération coup de poing a entraîné l’exclusion directe de plusieurs candidats et le renvoi de six surveillants pour complicité ou négligence avérée.
Kankan : La vigilance a permis de récupérer 62 téléphones. Un candidat pris en flagrant délit a été éliminé sur-le-champ, et un surveillant a été démis de ses fonctions.
Kérouané : 7 téléphones dissimulés ont été découverts par la sécurité, renforçant les soupçons quant à l’existence de réseaux de fraude organisés.
Mandiana : Malgré le verrouillage sécuritaire, les tentatives persistent avec 5 téléphones saisis sur des candidats.
Kouroussa : 2 candidats surpris avec leur téléphone ont été définitivement exclus. Par ailleurs, deux surveillants ont été remplacés pour ne pas avoir respecté les consignes strictes de surveillance.
Le MEPU-A réaffirme sa fermeté
Face à ces irrégularités, le message du MEPU-A reste inflexible. Le département prévient que la surveillance ne faiblira pas et rappelle que toute tentative de triche — qu’elle provienne d’un élève ou qu’elle bénéficie de la passivité du corps enseignant — sera systématiquement et immédiatement sanctionnée.
Soumah Naby Moussa 666-144-250 pour actualitefemine





