Le coup d’envoi officiel des épreuves du Certificat d’Études Élémentaires (CEE) a été donné ce jeudi 18 juin 2026 sur toute l’étendue du territoire national. Pourtant, à l’école primaire Sonfonia Centre 2, l’ambiance n’est pas à la fête : plusieurs candidats se retrouvent sur le carreau, privés d’examen faute d’avoir reçu le précieux sésame, leur carte d’accès.
Dès l’aube, une foule de parents et d’élèves désemparés s’est massée devant l’établissement pour dénoncer un « dysfonctionnement administratif » majeur.
Un imbroglio administratif qui vire au cauchemar
Pour les familles, l’incompréhension est totale et la colère monte d’un cran face au mutisme de la direction.
Des erreurs d’aiguillage inexplicables : Foulématou Keita, mère d’un candidat, pointe du doigt la responsabilité de l’école. « La Directrice nous a renvoyés vers un autre établissement. Là-bas, on m’a dit qu’une fille détenait la carte de mon fils ! Comment est-ce possible ? Je suis là depuis 6 heures du matin. Si mon fils rate son année, ce sera de la faute de la Directrice », s’insurge-t-elle.
Des élèves livrés à eux-mêmes : En larmes, la jeune Kadiatou Bah ne cache pas sa détresse. « Notre maître ne nous a rien dit. La DCE (Direction Communale de l’Éducation) nous demande de revenir à notre école d’origine, mais ici, personne ne trouve de solution. Pourtant, notre centre d’examen est censé être Sonfonia Rails ».
En règle, mais interdite d’accès : Même son de cloche pour Hawa Condé, qui affirme avoir respecté toutes les procédures : « J’ai suivi les cours, fait les photos et payé tous les frais. Au centre, les surveillants m’ont renvoyée. Et maintenant, on nous demande de vider les lieux ».
La gestion des photos d’identité pointée du doigt
Selon Hélène Kolié, parente d’élève, la source du problème est clairement identifiée : elle remonte à l’étape de l’enrôlement photographique des candidats.
« Tout a déraillé le jour des photos. Les élèves ont été scindés en deux groupes : ceux photographiés sur place ont eu leurs cartes, mais ceux envoyés ailleurs attendent toujours. On nous a promis les cartes mardi, puis mercredi… Aujourd’hui, on nous fait tourner en rond et nos enfants risquent de perdre un an de leur vie. » – Hélène Kolié
Un appel de détresse lancé au gouvernement
Face à cette impasse qui menace l’avenir scolaire de dizaines d’enfants, les parents lancent un appel pressant aux plus hautes autorités éducatives du pays. Ils réclament une intervention d’urgence pour permettre aux candidats lésés de rejoindre les salles de classe, rappelant que ces derniers ont travaillé tout aussi dur que leurs camarades actuellement en train de composer.
Pour l’heure, ni la direction de l’école primaire Sonfonia Centre 2, ni la Direction Communale de l’Éducation (DCE) n’ont souhaité s’exprimer sur ce dossier.
Soumah Naby Moussa 666-144-250 pour Actualitefeminine





