Saisies en appel après la condamnation de six candidats au baccalauréat par le tribunal de Kindia pour fraude, les autorités judiciaires de Conakry ont tranché. Si la culpabilité des prévenus est maintenue, la Cour d’appel a ordonné leur remise en liberté immédiate.
Une peine de prison commuée en amende
La décision est tombée : la Cour d’appel de Conakry a révisé le jugement rendu en première instance contre les six bacheliers de la session 2026.
Alors que le tribunal de première instance de Kindia les avait initialement condamnés à un mois de prison ferme, la Cour a commué cette peine d’emprisonnement en une amende de 300 000 francs guinéens par candidat. Ce réaménagement de la sanction met directement fin à leur incarcération.
Rappel des faits
Les événements remontent au 2 juillet 2026, lors du déroulement des épreuves du baccalauréat unique. Interpellés en pleine session après avoir introduit frauduleusement des documents dans les salles d’examen, les six élèves avaient été immédiatement poursuivis puis écroués à la maison centrale de Kindia.
Une affaire marquée par un drame humanitaire
Ce dossier d’infraction scolaire a viré au drame. Durant son séjour pénitentiaire, l’un des condamnés, Mamadou Djouma Bah, a été victime d’une grave détérioration de son état de santé. Évacué en urgence au Centre hospitalier régional Alpha Oumar Diallo de Kindia, le jeune candidat a succombé quelques heures seulement après son admission.
Une vague d’indignation nationale
La mort tragique du jeune homme en détention a provoqué une vive émotion à travers le pays. Entre indignations sur les réseaux sociaux et mobilisations des organisations de défense des droits humains, de nombreuses voix s’étaient levées pour dénoncer la dureté des conditions d’incarcération et questionner la sévérité des peines infligées à des élèves.
Mansaré Soumah Naby Moussa actualitefeminine.com





