Ce mardi 25 août 2026, la capitale guinéenne a abrité l’atelier de lancement officiel et de co-construction du projet « Nos Voix, Nos Droits ». Portée par un consortium de onze (11) organisations féministes, cette initiative inédite entend bâtir une réponse collective et solidaire face à la recrudescence des violences, des discriminations et des discours de haine en Guinée.
C’est au Centre National de Perfectionnement à la Gestion (CNPG), que s’est tenue cette rencontre réunissant plus d’une trentaine de participants issus de la société civile, des autorités étatiques, ainsi que des leaders communautaires et religieux.

Un contexte alarmant face aux discours haineux et numériques
En Guinée, les femmes, les filles et les personnes de diversités sexuelles et de genre continuent de faire face à d’importants défis d’inclusion et de protection de leurs droits fondamentaux. Aux problèmes structurels – tels que les mariages précoces ou les mutilations génitales féminines – s’ajoute une montée inquiétante de la désinformation, de la stigmatisation et des discours anti-droits, particulièrement virulents dans l’espace numérique et sur les réseaux sociaux.
Prenant la parole lors de la cérémonie d’ouverture, Oumou Hawa Diallo, directrice exécutive de MALAF et membre du consortium, a rappelé la pertinence et l’urgence d’une telle action :

« Face aux discours qui cherchent à diviser, à exclure et à remettre en cause nos droits, nous choisissons de nous unir, de nous organiser et de faire entendre nos voix. Les droits humains ne sont pas négociables, la dignité n’a pas de sexe et l’égalité n’est pas une menace. »
Bâtir une dynamique de solidarité et d’engagement citoyen
Au-delà d’une simple cérémonie officielle, cette journée a permis de poser les premiers jalons d’une campagne de communication participative et inclusive sur cinq mois. Les participants ont pris part à des travaux de groupe axés sur la co-construction des messages clés de la campagne, la clarification des rôles de chaque acteur, ainsi que l’analyse des risques et opportunités sur le terrain.

Le consortium et ses partenaires ambitionnent de transformer ce projet en une véritable dynamique féministe et citoyenne capable de porter des messages à fort impact.
« Notre force sera notre capacité à parler d’une même voix tout en valorisant la diversité de nos organisations et de nos expériences. Parce que nos voix comptent, parce que nos droits comptent, parce qu’ensemble nos voix sont plus fortes », a conclu Mme Oumou Hawa Diallo.
L’atelier s’est achevé sur la validation des premières orientations stratégiques et la promesse de concertations régulières pour mener à bien cette lutte pour la dignité humaine et l’égalité en Guinée.
Hasso Bah
