En campagne pour les élections communales sous la bannière du mouvement « Ma commune, ma priorité », Hadja Djènè Condé est allée à la rencontre des femmes de Coléah, dans la commune de Matam. Devant une assemblée attentive, la candidate indépendante a exposé sa vision du développement local, axée sur la modernisation des marchés, l’autonomisation des femmes et l’insertion de la jeunesse.
Dans son allocution, Hadja Djènè Condé a appelé les habitants à l’unité pour transformer durablement leur environnement quotidien :

« Comment Matam peut-elle aller de l’avant ? Comment faire progresser notre commune ? Si vous me choisissez, nous y parviendrons. Vous êtes ma force. Donnons-nous la main pour changer la physionomie de Matam », a-t-elle déclaré avec conviction.
Un développement par et pour les fils de Matam
La candidate a insisté sur l’importance d’une gestion locale assurée par ceux qui connaissent le terrain. « Un étranger ne peut pas développer Matam. C’est à nous, fils et filles de cette commune, d’apporter le changement. Je suis votre fille, votre mère, votre sœur. Accordez-moi votre confiance, vous ne le regretterez pas », a-t-elle lancé à ses sympathisantes.
La problématique des marchés au centre des débats

L’un des points majeurs de cette rencontre a été la situation précaire des femmes commerçantes. Selon Hadja Djènè Condé, les infrastructures actuelles sont obsolètes et ne supportent plus la pression démographique :
Vétusté : « Les marchés datent de l’époque de Sékou Touré. Ils ne sont plus adaptés à notre nombre actuel. »
Occupation anarchique : « Personne ne souhaite vendre au bord de la route par plaisir. Les femmes s’y installent par nécessité. Une fois élue maire, la question des places de marché sera ma priorité, car c’est là que se joue votre quotidien. »
Emploi et lutte contre la drogue : une approche sociale
Consciente du chômage qui frappe les jeunes et les femmes, la candidate a promis la mise en place de programmes de formation professionnelle pour favoriser l’autonomie financière de ses administrés.
Enfin, la question sensible de la toxicomanie en milieu juvénile a été abordée. Sur ce point, Hadja Djènè Condé prône la main tendue plutôt que la stigmatisation :
« Nous ne allons pas combattre les jeunes consommateurs ; nous allons les récupérer, les former et leur offrir une seconde chance. On ne peut pas abandonner l’avenir de cette commune. En revanche, nous mènerons un combat sans merci contre ceux qui vendent ces substances », a-t-elle conclu.
Soumah Naby Moussa 666-144-250 pour actualitefeminine.com





