Dans le bas-fond de Banakoroda, situé au cœur de la commune urbaine de Kankan, un groupement de femmes maraîchères lutte avec acharnement pour subvenir aux besoins de leurs familles. Réunies au sein du groupement des femmes de Konkonfara, ces agricultrices s’investissent dans la culture maraîchère et la pisciculture, des activités essentielles pour l’économie locale. Cependant, elles se heurtent à de multiples défis qui freinent leur épanouissement.
Lors d’une visite sur leurs sites de production, où s’étendent des potagers verdoyants et des étangs piscicoles, la présidente du groupement a décrit les nombreuses difficultés auxquelles elles font face. Malgré les obstacles, la détermination et l’espoir restent palpables dans son discours.
« Nos cultures sont constamment exposées aux intrusions faute de clôtures adéquates. Pendant la saison des pluies, l’eau est abondante, mais après l’hivernage, la gestion de l’eau devient un problème majeur. Le forage que nous avons reçu ne fonctionne pas correctement et l’eau ne coule pas comme il le faudrait. Nous avons également besoin d’un moteur pour l’irrigation et de matériel agricole. Malgré tout cela, nous continuons à travailler avec courage », a-t-elle confié.
Aujourd’hui, ce groupement de plus de 100 membres vit dans l’espoir d’un accompagnement renforcé pour pérenniser leurs activités. Selon la présidente, des infrastructures telles que des grillages de protection, des outils agricoles modernes et un soutien technique permettraient de considérablement améliorer leurs conditions de travail.
« Nous avons besoin de l’appui des autorités locales et des personnes de bonne volonté pour nous aider à protéger nos cultures et à améliorer notre production. Ce soutien pourrait changer nos vies et celles de nos familles », a-t-elle lancé avec insistance.
Malgré les difficultés, ces femmes continuent de cultiver et de produire, participant activement à la sécurité alimentaire et à l’économie de la région de Kankan. Leur détermination force le respect et mérite une attention particulière. Un appui adapté permettrait non seulement de renforcer leurs capacités, mais aussi de faire de ce groupement un exemple inspirant de résilience et d’innovation agricole en Guinée.
Le cri de détresse des femmes maraîchères de Banakoroda ne doit pas passer inaperçu. Il interpelle les autorités, les partenaires techniques et financiers, ainsi que les acteurs de la société civile, pour leur venir en aide et soutenir leur lutte pour un avenir meilleur.
Facely Sanoh depuis Kankan pour actualitefeminine.com





