Le tribunal de première instance de Kindia a condamné, cette semaine, sept candidats au baccalauréat unique (session 2026), dont trois filles, à un mois d’emprisonnement ferme pour des faits de fraude. Ils purgent actuellement leur peine à la maison d’arrêt de Kindia.
Les faits remontent à la période des examens nationaux. Selon le procureur de la République près le tribunal de Kindia, ces élèves avaient été mis à la disposition de la gendarmerie par l’Inspection Régionale de l’Éducation après avoir été surpris en flagrant délit.
Interrogé sur la nature des fraudes, le procureur, Damou Bhoye Diallo, explique :
« Certains d’entre eux ont introduit des documents pour copier, et pour d’autres, cela s’est passé entre eux, directement dans la salle. Pour ce cas précis, ces candidats fraudeurs ont échappé à la surveillance à l’entrée. Ils avaient pourtant été fouillés. Certains disent qu’ils avaient caché les documents dans leurs sous-vêtements. Finalement, ils ont été rattrapés en classe par d’autres surveillants. »
Conséquence immédiate : leur examen 2026 est annulé. Le dossier a été déféré au parquet, puis jugé selon la procédure de flagrant délit.
« La loi prévoit une peine allant de un mois à trois ans. Le président a retenu le minimum : un mois. Il pouvait donner un an ou deux ans. Le tribunal a donc été très clément », a-t-il déclaré.
Pour le parquet, cette sentence est avant tout un message de dissuasion.
« L’État fournit beaucoup d’efforts pour que les examens se déroulent bien. Il veut des diplômés qui réussissent dans les règles de l’art, et non des personnes qui copient pour obtenir des titres. Nous nous inscrivons dans cette logique de tolérance zéro », a martelé le procureur.
Le chef du parquet de Kindia affirme que cette condamnation vise à servir d’exemple pour l’avenir. Avec cette décision, les autorités judiciaires de la cité des agrumes affichent leur ferme volonté de moraliser les examens nationaux et de préserver la valeur des diplômes guinéens.
Kindia, Samba Diallo pour Actualitefeminine





