Nommée le 2 février dernier, la nouvelle ministre de la Santé publique et de l’Hygiène publique, Madame Khaïte Sall, a officiellement pris ses fonctions ce mercredi 4 février 2026. La cérémonie, présidée par le Secrétaire général du Gouvernement, Tamba Benoît Kamano, a marqué le passage de témoin avec le ministre sortant, Oumar Diouhé Bah.
L’héritage d’Oumar Diouhé Bah : Entre bilan et grands chantiers
Avant de quitter son poste, le ministre sortant a tenu à rappeler que son action ne se résumait pas à des statistiques, mais à un impact humain réel : des vies sauvées et une confiance restaurée envers le système de santé.
M. Bah a profité de l’occasion pour lister les projets structurants déjà engagés, qui constitueront le socle du travail de sa successeure :
• Infrastructures stratégiques : Construction de centres de santé dans les zones enclavées et le long du corridor Simandou 2040.
• Modernisation hospitalière : Reconstruction de l’hôpital national Ignace Deen, de l’Institut de nutrition de Donka, et création d’un hôpital de référence sous-régionale.
• Maillage territorial : Réhabilitation de tous les hôpitaux régionaux, construction d’un nouvel hôpital à Siguiri et de 13 centres dans les nouvelles communes de Conakry.
• Ressources humaines : Lancement du processus de recrutement de 15 000 agents de santé, dont des spécialistes.
La feuille de route de Khaïte Sall : Rigueur et Souveraineté
Dès sa première prise de parole, la ministre Khaïte Sall a affiché une ligne directrice claire : l’efficacité budgétaire. Face à la rareté des ressources mondiales, elle entend transformer la gestion de son département par une approche pragmatique.
« Je mettrai un point d’honneur sur une gestion rigoureuse et rationnelle des ressources financières. La transparence absolue sera notre règle. »
La nouvelle ministre a articulé sa stratégie autour de trois piliers majeurs :
• Redevabilité exemplaire : Un respect strict des engagements envers les citoyens et les partenaires internationaux.
• Innovation financière : Le développement de nouveaux mécanismes de financement pour garantir la souveraineté sanitaire du pays.
• Impact transformateur : Priorité aux actions à haut potentiel et au financement basé sur les résultats.
Cette passation de service, à laquelle ont assisté plusieurs membres du gouvernement, ouvre un nouveau chapitre pour la santé publique guinéenne, placé sous le signe de l’intelligence stratégique.
Par Soumah Naby Moussa





