Dans la haute banlieue de Conakry, le vrombissement des machines à coudre est plus discret que d’ordinaire. À Matoto, le cœur n’est pas à la fête chez les artisans. En cause : une rareté de l’argent liquide qui paralyse l’économie locale à l’approche du Ramadan.
Le dilemme des clients
« Même nos fidèles habitués hésitent », confie Hawa Sylla. Dans son atelier, les visites se limitent souvent à des demandes de prix. Pour les ménages, l’arbitrage est cruel : entre l’assiette et le vêtement de fête, le choix est vite fait.
Des solutions de fortune
Pour ne pas mettre la clé sous la porte, certains couturiers tentent d’innover en proposant des paiements échelonnés. Mais cela ne règle pas le problème de l’approvisionnement en matières premières, où le « cash » reste roi. Les artisans appellent aujourd’hui les autorités et les institutions financières à l’aide pour fluidifier les transactions et relancer une dynamique économique indispensable à leur survie.
Mansaré Soumah Naby Moussa 666-144-250





