À Tebemdala, district rattaché à la sous-préfecture de Balandou à plus de 40 kilomètres du centre-ville de Kankan, l’enthousiasme des maraîchères se heurte à de multiples contraintes logistiques et naturelles qui menacent leurs revenus et la pérennité de leurs activités.
Des contraintes environnementales et logistiques majeures
Le quotidien de ces productrices est principalement rythmé par trois fléaux : l’envahissement régulier de leurs périmètres par les eaux lors des crues, la destruction des clôtures et des récoltes par la divulgation des animaux, ainsi que le délabrement poussé des pistes rurales. Ces axes routiers praticables avec peine freinent considérablement l’acheminement des produits frais vers les marchés urbains.

Kadiatou Kanté, porte-parole des femmes de Tebemdala, résume ainsi la gravité de la situation :
« Nous rencontrons énormément de difficultés dans nos exploitations. L’eau envahit nos périmètres, les animaux détruisent nos clôtures tout comme nos cultures, et l’état catastrophique de la route rend l’évacuation de nos récoltes vers les marchés extrêmement pénible. »
Un appel à l’aide adressé aux autorités
Face à ce constat qui asphyxie l’économie locale, le groupement féminin sollicite une intervention urgente des pouvoirs publics. La porte-parole lance un plaidoyer direct à l’endroit des décideurs :
« Nous demandons humblement au président de la République, le général Mamadi Doumbouya, ainsi qu’aux services concernés, de penser aux femmes de Tebemdala. Nous avons besoin d’un accompagnement ciblé : la sécurisation de nos périmètres, la réhabilitation des routes et des appuis techniques pour mieux valoriser nos productions. »
Une résilience remarquable malgré la précarité
Malgré ces obstacles répétés, les femmes de Tebemdala refusent d’abandonner le maraîchage. Cette activité demeure le pilier financier de nombreuses familles et garantit la sécurité alimentaire du ménage. Elles espèrent désormais que leur cri du cœur sera entendu et traduit en actions concrètes dans les programmes de développement local.
Par Tichou Sagno
