Près de deux décennies après le meurtre non élucidé de la citoyenne canadienne Rachelle Wrathmall, retrouvée morte à son domicile le 29 juin 2007 au Canada, l’affaire prend un tournant totalement inattendu à Conakry. Le Parquet général près la Cour d’appel de Conakry a annoncé, le mercredi 17 juin 2026, l’ouverture d’une enquête judiciaire visant un ressortissant guinéen.
Un suspect ciblé à Conakry
Le dossier a été relancé à la suite d’une dénonciation formelle adressée aux autorités judiciaires guinéennes. Celle-ci met directement en cause Rafiou Sow, un citoyen guinéen résidant actuellement à Conakry.
Devant la gravité des faits, le procureur général près la Cour d’appel, Fallou Doumbouya, a immédiatement ordonné des investigations approfondies pour vérifier la crédibilité de ces accusations et faire la lumière sur les circonstances du drame.
La police judiciaire saisie du dossier
Pour mener à bien ces investigations, une synergie d’action a été mise en place :
Coordination : Le Procureur de la République près le Tribunal de première instance de Dixinn a été chargé de superviser la procédure.
Enquête de terrain : La Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ) a été saisie pour conduire les recherches et vérifier les éléments de la dénonciation.
Pourquoi la justice guinéenne est-elle compétente ?
Pour fonder cette action hors des frontières canadiennes, le Parquet général invoque l’article 759 du Code de procédure pénale guinéen.
Ce texte de loi permet aux juridictions nationales de juger des infractions graves commises à l’étranger lorsqu’elles impliquent un citoyen guinéen, sous réserve du respect des règles de coopération judiciaire internationale.
Respect des droits et présomption d’innocence
Le Parquet a fermement rappelé que Rafiou Sow bénéficie de la présomption d’innocence à ce stade de la procédure. Aucune charge n’est retenue contre lui pour le moment, l’enquête visant uniquement à faire la vérité sur les soupçons existants. Les autorités ont assuré que les droits de la défense, le principe du contradictoire et la dignité du suspect seraient rigoureusement respectés.
Le procureur général Fallou Doumbouya a promis que ce dossier vieux de 19 ans serait traité « avec toute la rigueur requise par la loi », ouvrant ainsi la voie à un possible dénouement pour l’une des affaires criminelles les plus mystérieuses de la communauté guinéenne à l’étranger.
Soumah Naby Moussa 666-144-250 pour Actualitefemine





