La capitale guinéenne accueille, du 26 au 28 août 2026, la 3ᵉ édition de l’Académie politique sous-régionale des femmes de l’Afrique de l’Ouest. Organisée par la Fondation Konrad-Adenauer (KAS) avec la collaboration du Cadre de Concertation des Filles et Femmes des Partis Politiques de Guinée (CCFFPPG), cette rencontre réunit des femmes leaders venues du Bénin, de Côte d’Ivoire, du Togo, du Libéria, de Sierra Leone et de Guinée.
Placée sous le thème « Leadership féminin stratégique, communication d’influence et intelligence émotionnelle », l’académie vise à renforcer la participation des femmes aux processus décisionnels, au dialogue politique et à la consolidation de la paix.

Un leadership stratégique pour la transformation sociale
Lors de l’ouverture, Maréchale Djènè Saran Camara, membre de l’académie, a souligné que le leadership féminin dépasse la simple occupation de postes de responsabilité :
« Être une femme leader, c’est savoir porter une vision, convaincre, écouter, gérer ses émotions et mobiliser autour d’une ambition collective. La participation des femmes à la politique n’est pas qu’une question de représentation, mais une condition essentielle d’une démocratie inclusive, juste et durable. »

Aïssatou Bobo Barry, présidente du CCFFPPG, a rappelé le rôle central des femmes dans l’apaisement du climat politique et la quiétude sociale. Elle a également lancé un appel au Ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation (MATD) afin de faciliter l’engagement politique des femmes, notamment au sein des organisations de la société civile.
Chiffres clés et soutien international
Le représentant de l’Ambassade de la République Fédérale d’Allemagne M. Gehrmann a rappelé l’urgence d’agir pour l’égalité des genres en Guinée en mettant en avant des données internationales frappantes : le pays se classe en effet au 144ᵉ rang sur 148 selon l’Indice d’égalité des genres du Forum Économique Mondial, et au 179ᵉ rang sur 193 au classement du Développement Humain de l’ONU.
L’émissaire diplomatique a rappelé qu’« on ne peut marcher qu’avec deux jambes fortes », plaidant pour un meilleur accès des filles à l’éducation, à l’emploi et aux infrastructures de base.
Un engagement institutionnel réaffirmé
Déclarée officiellement ouverte par la représentante du Ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation (MATD), le lancement a connu la présence du Ministère de la Femme, de la Famille et des Solidarités. Les autorités ont rappelé que « le leadership ne se donne pas, il se prend et se cultive », réaffirmant l’engagement de l’État guinéen à soutenir l’autonomisation politique des femmes.
Hasso Bah
