En prélude au lancement d’une nouvelle boutique de vente, un commerçant a initié la distribution gratuite de 4000 Bazins ce mercredi 5 février à Conakry. Suite à cette annonce, très tôt ce matin les points de distribution de «Bocoum Bazin» ont connu une forte affluence. Sur les lieux, une longue file d’attente des jeunes, hommes et femmes se fait remarquer. Une situation qui a créé d’énormes bousculades créant ainsi des cas de vol et de blessés.
Sur les lieux de distribution de Tombolia depuis 4 heures du matin, Foulématou Camara retrace son calvaire : «je me suis couchée tôt hier pour me réveiller tôt à cause de cette affaire de Bazin. Depuis 4 heures du matin je suis là, et il est 12 heures jusqu’à présent la boutique n’est pas ouverte. Ici, certains ont perdu leurs téléphones, moi ils ont volé mon argent, il a fallu la présence des forces de l’ordre», a-t-elle expliqué.
Dans la foulée, Hadja Issa Diallo, qui est sortie de la maison sans prévenir son mari, se retrouve le pied en entorse : «je suis sortie de chez moi quand mon mari a quitté de la maison, parce que je ne voulais pas qu’il sache que je venais ici. Et maintenant je me retrouve le pied en entorse, je n’ai pas pu préparer pour mon mari et je n’ai pas eu de Bazin, la boutique est restée même fermée. Je ne sais pas quoi faire, à cause de 130.000 francs guinéens, je vais perdre mon foyer», a-t-elle déploré.
Selon nos confrères de Guinee7.com, c’est la même atmosphère qui se fait sentir au quartier Yimbaya. De ce côté, le rassemblement a failli déborder poussant les forces de défense et de sécurité à faire usage de gaz lacrymogènes pour disperser une foule grandissante, qui menaçait de perturber la circulation.
Selon nos informations, les autorités ont demandé aux initiateurs d’arrêter et de ne pas ouvrir les boutiques.
Soumah Naby 666-144-250




