La pénurie de carburant frappe de nouveau la commune urbaine de Kankan, générant inquiétude et perturbations dans le quotidien des habitants. Les femmes, véritables piliers de la vie économique et sociale de la ville, sont parmi les plus touchées et expriment leur désarroi face à cette situation.
Dans les marchés et les quartiers de Kankan, les femmes interrogées sont unanimes. Pour les commerçantes, la rareté du carburant et son prix exorbitant freinent directement leurs activités et font exploser les coûts de transport des marchandises.
« C’est devenu très difficile pour nous. Le carburant est rare et cher. Nos produits arrivent en retard et nous perdons de l’argent chaque jour », confie Aïssatou Diallo, commerçante au marché central.
D’autres femmes, notamment celles qui dépendent des transports en commun pour se rendre au travail ou pour leurs activités domestiques, partagent une frustration grandissante.
« Les taxis-motos exigent plus d’argent pour de simples trajets. Parfois, il faut attendre des heures avant de pouvoir trouver un véhicule opérationnel », explique Mariama Kaba, habitante du quartier Bordo.
Face à cette situation, les femmes interpellent les autorités locales afin qu’elles prennent des mesures urgentes pour réguler l’approvisionnement en carburant et limiter l’impact sur les populations vulnérables. D’autres soulignent, par ailleurs, l’importance de renforcer l’organisation communautaire et les réseaux d’entraide pour traverser cette période de pénurie.
Cette crise de carburant à Kankan illustre une fois de plus la précarité des chaînes d’approvisionnement régionales. Une réponse rapide et concertée des autorités est cruciale pour éviter que les difficultés économiques ne dégénèrent en tensions sociales.
Facely Sanoh depuis Kankan pour actualitefeminine.com





