Pr Hassan Bah, médecin légiste s’est largement prononcé sur les violences basées sur le genre à l’occasion d’un dîner-gala, organisé dans le but de redynamiser le centre d’écoute des femmes victimes de violence dans la région forestière de N’zérékoré.
À cette occasion, ce médecin légiste a évoqué qu’aucune couche sociale n’est épargnée des violences physiques. Il a tout de même mentionné que ces violences laissent chez la femme des séquelles psychologiques. Il a par la suite apporté des piste de solutions.
«Les femmes sont battues, aucune couche sociale n’est épargnée. Les intellectuels sont battus, les femmes médecins sont battues, les femmes juristes sont battues, les douanières sont battues, les ménagères sont battues. Il n’y a aucune couche qui est épargnée à cette violence. Nous devons réfléchir sur l’avenir de ces femmes qui sont battues au quotidien, Qui gardent des séquelles, des séquelles très graves. Des séquelles quelques fois invisibles, qui sont des séquelles psychologiques et qui sont les plus graves parce qu’on ne les voit pas. On peut lutter et prévenir les séquelles physiques, Dr Karamba qui répare mais il y a des séquelles qu’il ne voit pas. Les séquelles psychologiques qui sont les plus graves», a-t-il expliqué.
Poursuivant, il mentionne que ces violences laissent des séquelles les plus graves: «Mais encore le plus grave aujourd’hui c’est la violence faite aux petits enfants. Je veux parler de l’agression sexuelle, nos petites filles sont violées, elles sont violées dans les écoles, elles sont violées sur le chemin de l’école, elles sont violées là où elles sont censées être en sécurité dans leur famille. Et des filles violées, ce sont des filles qui sont mutilées, qui sont détruites avec des séquelles qui peuvent compromettre la santé de la reproduction. Ces filles qui sont violées avec des séquelles graves peuvent ne plus faire des enfants», a fait savoir Pr Hassan Bah.
C’est pourquoi il invite les toutes les parties prenantes à mutualiser les efforts pour lutter contre ce fléau «Nous devrions tous mutualiser nos efforts pour lutter contre la violence basée sur le genre. Ce n’est pas normal. Mais en quoi faisant, en faisant parler nos cœurs, en faisant appel à notre générosité», conclut-il.
Soumah Naby 666-144-250




