Face à la présence croissante d’enfants dans des lieux exposés, les Parquets généraux de Conakry et de Kankan montent au créneau. À travers un communiqué conjoint, les autorités judiciaires ont annoncé un durcissement immédiat des mesures de protection de l’enfance sur l’ensemble du territoire.
Une situation jugée « préoccupante »
Le constat est sans appel : de plus en plus de mineurs se retrouvent livrés à eux-mêmes dans des zones à risques telles que les carrefours, chantiers, garages et marchés, ou sont contraints à la mendicité. Pour la justice, cette exposition menace directement:
La sécurité physique des enfants.
Leur santé et leur développement moral.
Leur droit à l’éducation, sacrifié au profit de l’exploitation économique.
Des instructions fermes aux procureurs
Les Parquets généraux ont instruit l’ensemble des juridictions d’instance de passer à l’action. S’appuyant sur le Code de l’Enfant, les autorités visent l’éradication des « pires formes de travail » et de la mendicité infantile.
L’approche se veut transversale. Les parquets devront collaborer étroitement avec:
Les forces de l’ordre (Officiers de police judiciaire).
Les services sociaux et éducatifs.
Les inspections du travail et les autorités communales.
Responsabilité collective et sanctions pénales
Le communiqué rappelle que la protection des mineurs n’est pas uniquement l’affaire de l’État, mais une obligation légale pour les parents, tuteurs, employeurs et leaders communautaires.
»La loi sera appliquée avec rigueur. Des poursuites pénales seront systématiquement engagées contre quiconque porterait atteinte à la dignité ou aux droits fondamentaux d’un enfant. » — Parquets généraux.
En conclusion, un appel à la mobilisation nationale est lancé. Citoyens, médias et collectivités locales sont invités à soutenir cette dynamique pour garantir un environnement sûr à la jeunesse guinéenne.

Soumah Naby Moussa 666-144-250 pour Actualitefeminine.com





