Dans la localité de Diankana, située à une vingtaine de kilomètres du centre-ville de Kankan, les activités maraîchères prennent de plus en plus d’ampleur, portées principalement par des femmes déterminées à améliorer leurs conditions de vie.
Chaque matin, dès les premières heures de la journée, elles se rendent dans leurs périmètres maraîchers, armées de houes, d’arrosoirs et d’une volonté inébranlable. Ces femmes cultivent principalement la tomate, l’aubergine, le gombo, la laitue et le piment, destinés à la consommation locale et à la vente sur les marchés environnants.
« Le maraîchage est devenu notre principale source de revenus. Grâce à ces cultures, nous arrivons à subvenir aux besoins de nos familles, à payer la scolarité de nos enfants et à participer aux dépenses du ménage » confie Fatoumata Condé, présidente du groupement des femmes maraîchères de Diankana.

Cependant, cette activité essentielle rencontre plusieurs obstacles. L’accès à l’eau reste un véritable défi, surtout en saison sèche. Le manque de motopompes et de moyens d’irrigation modernes limite considérablement la production. Les femmes travaillent souvent à la main, dans des conditions pénibles.
« Pendant la saison sèche, nous parcourons plusieurs mètres pour puiser l’eau du marigot. Si nous avions des motopompes, notre production pourrait tripler », ajoute une autre productrice, Aïssata Kourouma.
Malgré ces difficultés, la motivation reste forte. Avec l’appui de certaines ONG et du service local de l’agriculture, des formations en techniques de compostage, d’irrigation et de conservation des légumes ont récemment été organisées. Ces initiatives commencent à porter leurs fruits, permettant une amélioration notable des rendements.
Le maraîchage représente aujourd’hui un véritable levier de développement local à Diankana. Au-delà des retombées économiques, il favorise l’émancipation des femmes rurales et contribue à la sécurité alimentaire dans la région de Kankan.
« Nous voulons que les autorités nous accompagnent davantage, surtout en matériels et en semences améliorées. Le potentiel est là, il ne manque que le soutien nécessaire », plaide la présidente du groupement.
Avec la détermination de ces femmes et un appui institutionnel soutenu, le maraîchage à Diankana pourrait bien devenir un modèle de réussite agricole pour toute la Haute-Guinée.
Facely Sanoh depuis Kankan pour actualitefeminine.com





