A Kankan, précisément dans la sous-préfecture de Karfamoriah, la production de beurre de karité, activité essentielle pour de nombreuses femmes rurales, traverse une période difficile. Les chenilles, de plus en plus envahissantes, détruisent les feuilles et affaiblissent les arbres de karité, réduisant considérablement la récolte des noix.
Mina Sangaré, productrice locale, exprime son inquiétude «Chaque année, nous attendons la saison du karité pour subvenir aux besoins de nos familles. Mais cette fois-ci, les chenilles ont tout ravagé. Nous avons récolté très peu de noix, et cela met en danger notre activité. »
Mariame Kaba, une autre productrice, également affectée, ajoute en ces termes « nous vivons grâce au beurre de karité. Quand les arbres sont détruits, c’est toute notre économie familiale qui s’effondre. Nous demandons de l’aide pour trouver des solutions contre ces parasites» indique-t-elle.
Au-delà de leur impact économique, les attaques des chenilles fragilisent la résilience de ces femmes qui comptent sur le karité non seulement pour nourrir leurs familles, mais aussi pour financer l’éducation de leurs enfants.
Les productrices de Karfamoriah appellent aujourd’hui à un accompagnement technique et à des mesures de protection des arbres, afin de sauvegarder cette filière qui constitue une véritable richesse pour la région.
Facely Sanoh depuis Kankan pour actualitefeminine.com





