Face à la dégradation avancée du lycée 28 Septembre de Kindia, qui traverse une crise infrastructurelle sans précédent, un collectif de fils et filles de la localité a décidé de passer à l’action. L’objectif : réhabiliter l’établissement pour offrir un cadre d’apprentissage décent aux élèves.
Un SOS entendu par la jeunesse locale
Constatant l’abandon progressif des bâtiments, ces jeunes volontaires ont financé l’installation de portes et de fenêtres pour un bloc de six salles de classe. Un geste qui suscite un immense soulagement chez les bénéficiaires.

Elisabeth Soropogui, élève de l’établissement, témoigne de son calvaire quotidien :
« Je suis vraiment émue par cet acte. L’état de notre école n’est pas beau à voir. C’est un établissement prestigieux, mais nous manquons de tout. Sans fenêtres ni portes, nos bancs sont exposés. Chaque soir en rentrant, nous craignons que les voleurs ne les emportent d’ici le lendemain. Nous n’avons ni eau, ni toilettes dignes de ce nom. Nous sommes exposés à tout. »
Une initiative citoyenne et solidaire
Pour le collectif, il était impossible de rester les bras croisés devant le délabrement de ce fleuron éducatif de la région. Bountouraby Krouma, chargée des relations extérieures du collectif, explique la démarche :
« Cette initiative est née de notre propre constat. En tant qu’enfants de Kindia, voir le lycée 28 Septembre dans cet état piteux nous a révoltés. Les enfants étudient dans des conditions précaires. Nous avons donc décidé de cotiser entre nous pour apporter notre pierre à l’édifice. »
Un appel à la solidarité élargie

Le collectif a déjà amorcé les travaux en installant des dispositifs de sécurité (antivols) pour quatre classes. Toutefois, les besoins restent immenses. Les élèves et le corps enseignant, tout en remerciant chaleureusement les donateurs, lancent un appel pressant aux autorités et à d’autres bonnes volontés pour que le lycée retrouve sa splendeur d’antan.
De Kindia, Samba Diallo.





