Situé à une vingtaine de kilomètres de la commune urbaine de Kindia, le district de Neribily fait face à un manque criant d’infrastructures scolaires spécialisées. Pour pallier cette absence, les citoyens se sont mobilisés pour lancer la construction d’une école franco-arabe. La cérémonie de pose de la première pierre s’est déroulée ce mercredi 1er avril 2026.
L’ambition de ce projet communautaire est claire : offrir aux enfants de la localité un cadre formel pour l’apprentissage de la langue arabe et des pratiques de l’islam.
« Nous avons constaté qu’aucun des districts voisins ne dispose d’une école franco-arabe. Pour mieux préparer nos enfants et leur transmettre les valeurs religieuses, nous avons jugé nécessaire de bâtir cet établissement dans notre secteur », explique un responsable local.

Le choix du site, à proximité immédiate de la mosquée, répond à une volonté pédagogique et pratique : « Les enfants pourront apprendre le Coran et rejoindre directement la mosquée pour les heures de prière. Pour l’heure, nous ne bénéficions d’aucune aide extérieure. Ce sont les cotisations des habitants qui ont permis de démarrer les travaux. Nous lançons un appel aux autorités et aux bonnes volontés pour nous soutenir afin que le bâtiment soit prêt avant la prochaine rentrée scolaire. »
Un cri du cœur face au manque d’infrastructures de base
Au-delà de l’éducation, le secteur de Bonton est confronté à une précarité alarmante en matière de services sociaux de base. L’accès à l’eau potable y est un défi quotidien, comme en témoigne Bountouraby Sylla, présidente des femmes de la localité.

« Nous souffrons d’un sérieux manque d’eau potable. Un seul puits alimente tout le village malgré notre nombre important. En cette période, le puits finit par tarir. Nous sommes alors obligées d’utiliser des motos pour aller chercher de l’eau très loin d’ici, ce qui représente un coût et une fatigue supplémentaire », déplore-t-elle.
L’électrification reste également une promesse non tenue pour ces habitants. « Le réseau électrique passe par chez nous, les poteaux sont installés, mais nous n’avons toujours pas de courant. Nous demandons aux autorités à tous les niveaux de nous venir en aide, non seulement pour l’école, mais aussi pour l’accès à l’eau et à l’électricité », plaide la présidente des femmes.
Cette initiative citoyenne à Neribily illustre la force de la mobilisation communautaire en zone rurale, tout en mettant en lumière les besoins urgents de ces populations qui aspirent à un développement inclusif.
De Kindia, Samba Diallo





