À l’approche du mois saint de Ramadan, l’inquiétude grandit chez les citoyens de Kindia. Sur les marchés, les prix des denrées de première nécessité connaissent une hausse fulgurante. Malgré les récentes mesures de régulation annoncées par la Présidence, la réalité sur le terrain reste difficile pour les consommateurs.
Le cri du cœur des mères de famille
Les femmes, premières gestionnaires du panier de la ménagère, dénoncent l’augmentation vertigineuse des prix de l’huile rouge, de l’oignon et d’autres produits de base. Makalé Bangoura, mère de famille, ne cache pas son désarroi :
« C’est la souffrance pour nous, car tout est devenu trop cher. Nous supplions le président de la République de faire tout son possible pour alléger notre fardeau en faisant baisser le prix des produits de première nécessité. »
Les commerçantes pointent du doigt la logistique
Du côté des revendeuses, on justifie cette situation par l’augmentation des coûts en amont. Les vendeuses d’huile indexent notamment la hausse des frais de transport et des tarifs appliqués par les fournisseurs en Guinée Forestière.

Lama Seny Rose, commerçante, explique les réalités du marché : « Actuellement à Kindia, le bidon se négocie à 350 000 FG, soit une augmentation de 50 000 à 70 000 FG. Entre le coût du transport et notre besoin de dégager une petite marge pour survivre, l’équation devient impossible. »
Un impact limité des mesures officielles
Malgré la rencontre entre le chef de l’État et les opérateurs économiques visant à stabiliser le marché, les effets se font encore attendre à l’intérieur du pays. À Kindia, le panier de la ménagère continue de s’alléger au profit de prix toujours plus élevés.
De Kindia, Mamadou Samba Diallo 620 13 52 13





