Les secteurs de Dambatta Foulamoussayah et Koubi Fommè, situés dans le district de Koba Pastoriyah à environ vingt kilomètres de la commune urbaine de Kindia, vivent dans un isolement alarmant. Enclavées entre montagnes et vallées, ces populations manquent de tout : routes, eau potable, santé et éducation.
Un enclavement qui paralyse l’économie

Pour les habitants de ces localités, la géographie est une prison. L’absence de routes carrossables rend tout déplacement périlleux et freine le développement économique. Malgré une production agricole diversifiée (piment, aubergine, concombre), l’évacuation des produits vers les marchés urbains relève de l’exploit.
« Notre préoccupation majeure, c’est la route. Sans elle, on ne peut pas parler de développement. Depuis la création de ce village, nous n’avons bénéficié d’aucune infrastructure de base », déplore un habitant.
Santé et éducation : des services inexistants
Le manque d’infrastructures sanitaires met des vies en danger, particulièrement celles des femmes enceintes. Faute de poste de santé local, les urgences doivent être transportées vers la ville, un trajet que certaines ne survivent malheureusement pas.
Le constat est tout aussi sombre pour l’éducation. Plus de 500 enfants en âge d’être scolarisés (entre 5 et 8 ans) restent à la maison. L’absence d’école condamne la jeune génération à l’illettrisme et aux travaux champêtres précoces.
L’eau potable, un luxe inaccessible
L’accès à l’eau est un autre défi quotidien. Sans forage ni puits aménagés, les populations partagent l’eau des marigots avec le bétail, s’exposant ainsi à de graves maladies hydriques.
Le cri du cœur des autorités locales
Momo Soumah, chef de secteur, ne cache pas sa détresse face à ce calvaire qui perdure :
« De la route principale jusqu’à notre village, il n’y a rien. Nous cotisons pour acheter du ciment et tenter d’aménager les passages, mais nos moyens sont dérisoires. Si vous n’avez pas de famille en ville pour héberger votre enfant, il reste ici pour nous suivre au champ. Nous voulons, nous aussi, que nos enfants soient scolarisés. »
Face à cette précarité extrême, les populations de Dambatta lancent un appel pressant à l’État et aux organisations humanitaires. Une intervention urgente est nécessaire pour briser le cycle de l’isolement et offrir un avenir à ces citoyens oubliés.
De Kindia, Mamadou Samba Diallo Contact : 620 13 52 13





