Dans la sous-préfecture de Gadha Woundou, située dans la préfecture de Koubia, les femmes subissent de plein fouet les conséquences de l’enclavement et d’un manque cruel d’eau potable. Entre les longs trajets pour s’approvisionner et l’isolement des services de base, elles lancent un appel pressant aux autorités et aux partenaires au développement. Ces témoignages ont été recueillis lors d’un reportage de nos confrères du site Foutakamen.com.
L’enclavement : une menace pour la vie des mères

Mariama Kesso Diallo, résidente de la localité, décrit avec amertume les difficultés liées à l’isolement géographique. Le manque d’infrastructures de franchissement est, selon elle, une question de vie ou de mort.
« Notre souci majeur, c’est l’absence de pont. Actuellement, nous souffrons énormément : des femmes perdent la vie en donnant naissance. Si nous appelons l’ambulance et que la traversée du fleuve est impossible, la patiente agonise ici jusqu’à ce que la mort s’ensuive », regrette-t-elle.
Le calvaire quotidien de l’accès à l’eau
À ce lourd bilan s’ajoute une crise hydrique persistante. L’accès à l’eau potable est un combat de chaque instant, qui empiète même sur le temps de repos des foyers.

« Pendant le mois de Ramadan, par exemple, nous passons une partie de la nuit à la pompe. Lorsque vous apportez dix bidons, il faut attendre son tour ; chaque personne vient remplir les siens au compte-gouttes », explique Mariama Kesso Diallo.
Un appel à l’action
Face à cette précarité, les regards des habitantes de Gadha Woundou sont désormais tournés vers les autorités publiques. Elles espèrent des mesures urgentes pour briser l’isolement de leur localité et garantir un accès décent à l’eau potable.
AMD pour actualitefeminine.com





