Quelques jours après le viol sur une fille par le directeur d’une pâtisserie au secteur Paraya dans la commune urbaine de Labé, les réactions fusent de partout pour exiger justice en faveur de la victime. Ce mardi 29 juillet 2025, le Collectif de la Voix des Victimes a dans une déclaration dénoncé et exigé justice en faveur de la victime. Devant les journalistes locaux, ce Collectif regrette l’acte et demande à la l’instance judiciaire de jouer son rôle.
D’entrée de jeu, le Collectif est revenu tout d’abord sur le déroulement de l’acte « Du 21 au 24 juillet 2025, A.D., 19 ans, a été séquestrée et violée par son présumé agresseur. Cet acte nuisible, s’est déroulé dans le secteur Paraya, quartier Dowsaré dans la commune Urbaine de Labé dont le présumé est le Directeur. Selon les affirmations de la famille de la victime, pour se libérer de son agresseur, la jeune fille a réussi, malgré son état, à utiliser son téléphone pour alerter sa sœur. Cette dernière a immédiatement informé leur père, qui s’est rendu sur les lieux sans délai. Sur place, il a trouvé sa fille en état de choc, aux côtés de l’auteur présumé, tentant de prendre la fuite. Grâce à son sang-froid, le père a réussi à le maîtriser et à alerter les autorités compétentes, dont l’intervention a mis fin à la séquestration et permis l’interpellation du suspect. Nous adressons nos remerciements les plus sincères aux forces de l’ordre pour leur réactivité et leur courage face à cette situation inacceptable » indique ce Collectif.
Une situation regrettable aux yeux de ce Collectif qui juge l’état alarmant dans lequel se trouve la victime « L’état de santé physique et psychologique de la victime est extrêmement préoccupant. Nous, jeunes filles et femmes de Labé, unies au sein du Collectif La Voix des Victimes de Viol, condamnons fermement cet acte d’une extrême gravité. Nous réaffirmons avec force qu’aucune forme de complicité qu’elle soit sociale, familiale ou institutionnelle ne sera tolérée. Nous rejetons toute tentative de médiation visant à étouffer un crime aussi grave » dénonce le Collectif avant de formuler une demande aux autorités.
« Nous demandons aux autorités locales : la mise en place immédiate de mesures de protection renforcées pour les femmes et les filles ; La création de dispositifs de soutien médical, psychologique et juridique accessibles aux victimes et à leurs familles » lancent les membres du collectif .
Informées de la situation, les autorités locales ont vite interpelé le présumé auteur. Une démarche que salue les membres du collectif « Nous saluons l’arrestation rapide du suspect par les autorités compétentes. Cela constitue une première étape vers la justice. Nous appelons à ce que la procédure judiciaire se poursuive avec rigueur et transparence » se réjouit le collectif.
Dans cette déclaration, les membres du collectif exigent aussi :
« La prise en charge immédiate, médicale et psychosociale de la survivante, dans le respect de sa dignité ; Le traitement judiciaire exemplaire et accéléré de cette affaire ; La mise en place de mesures de prévention dans toutes les structures éducatives et de formation ; Une écoute bienveillante des victimes, sans jugement ni culpabilisation. Nous appelons les médias et l’opinion publique à respecter la dignité de la victime, et à éviter tout discours stigmatisant ou culpabilisant » peut-on lire dans leur déclaration.
En fin ce Collectif dit apporter son soutien à la victime « Nous apportons tout notre soutien à la survivante, à sa famille, ainsi qu’à toutes les personnes affectées par cet acte ignoble. Aucun mot ne peut apaiser complètement la douleur. Le Collectif La Voix des Victimes de Viol restera vigilant. Nous suivrons de près l’évolution de cette affaire et continuerons à accompagner, dénoncer » a conclu le Collectif.
Un signal fort contre l’impunité liée au viol.
AMD pour actualitefeminine.com





