Depuis quelques semaines, le prix de la pomme de terre a connu une flambée spectaculaire dans la ville de Labé. Sur le marché, le kilogramme se négocie désormais à 14 000 francs guinéens (GNF). Une situation qui inquiète profondément de nombreuses femmes qui utilisent cette denrée de base dans leurs préparations culinaires.
La rareté après la récolte
Mamadou Hawa, vendeuse de pommes de terre au marché central, revient sur les raisons de cette envolée des prix :
« Il y a quelques mois, nous vendions le kilo à 7 000 GNF, et aujourd’hui il coûte 14 000 GNF. Cela s’explique par la rareté de la pomme de terre. Pendant la période de récolte, ça coûtait moins cher. Mais actuellement, la récolte est finie. Nous, les revendeurs, pour nous en sortir, sommes obligés de revendre le kilo à 14 000, car un sac de 25 kilos, nous l’achetons entre 275 000 et 300 000 GNF, vous voyez ce que ça fait ? »
Un « fardeau » pour les ménages
De son côté, Mariame, une ménagère, ne cache pas son désarroi face à cette situation.
« Habituellement, j’achète de la pomme de terre pour la cuisine. Mais actuellement, je ne peux pas acheter le kilogramme car c’est trop cher. Si j’achète un kilo, je vais l’utiliser pendant trois ou quatre jours. Cette augmentation est énorme. »
Cette hausse des prix constitue un grand fardeau pour le budget des consommateurs. En attendant la chute des prix, ils sont contraints de prendre leur mal en patience et d’ajuster leurs habitudes alimentaires.
AMD pour www.actualitefeminine.com





