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    MONDE RURAL

    Niantanina (Mandiana) : les femmes maraîchères confrontées à d’énormes difficultés pour maintenir leurs activités

    LamaranaBy Lamarana25 mai 2026Aucun commentaire2 Mins Read
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    ​À plus de 60 kilomètres du chef-lieu de la préfecture de Mandiana, la sous-préfecture de Niantanina, située à la frontière guinéo-malienne, fait face à une réalité préoccupante. Dans cette localité à forte vocation agricole et minière, de nombreuses maraîchères peinent à poursuivre leur labeur. En cause : le manque d’eau, la rareté des intrants agricoles, le déficit de financements, l’absence de clôtures sécurisées et les attaques récurrentes d’insectes ravageurs.

    ​Ces femmes, qui dépendent essentiellement du maraîchage pour subvenir aux besoins de leurs familles, lancent aujourd’hui un appel pressant aux autorités et aux partenaires au développement. Interrogée sur la situation, Saran Diallo, porte-parole des maraîchères de Niantanina, décrit un quotidien de plus en plus difficile.

    ​« Nous souffrons énormément ici. Le premier problème, c’est le manque d’eau. Pendant la saison sèche, nous parcourons de longues distances pour arroser nos cultures. Sans eau, il est impossible d’obtenir de bonnes récoltes », explique-t-elle.

    ​Selon elle, l’absence d’intrants de qualité constitue également un frein majeur à l’essor du maraîchage dans la localité.

    ​« Nous n’avons pas assez d’engrais ni de semences certifiées. Certaines femmes abandonnent même la terre faute de moyens. Nous demandons aux autorités et aux ONG de nous venir en aide », plaide Saran Diallo.

    ​À cela s’ajoute le manque de financements, qui empêche plusieurs groupements féminins d’agrandir leurs exploitations.

    ​« Nous voulons travailler, mais nous n’avons aucun accompagnement financier. Sans appui, il est impossible de moderniser et de développer nos jardins », ajoute-t-elle.

    ​Autre fléau dénoncé par ces travailleuses : l’absence de clôtures adéquates pour protéger les périmètres cultivés contre la divagation du bétail.

    ​« Les animaux détruisent régulièrement nos cultures. Nous avons un besoin urgent de clôtures solides pour sécuriser nos champs », déplore la porte-parole.

    ​Enfin, les attaques d’insectes ravageurs représentent une menace sérieuse pour les récoltes, réduisant considérablement les revenus des productrices.

    ​Malgré ces nombreuses contraintes, les maraîchères de Niantanina restent déterminées. Elles espèrent toutefois bénéficier rapidement d’un accompagnement global afin d’améliorer leurs conditions de travail et de renforcer leur autonomie économique.

    ​« Le maraîchage est notre principale source de revenus. Si nous sommes soutenues, nous pourrons nourrir nos familles et contribuer activement au développement de notre localité », conclut Saran Diallo.

    Facely Sanoh depuis Kankan pour actualitefeminine.com 

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