La pénurie de carburant qui frappe actuellement la ville de Kankan continue de peser lourdement sur le quotidien de la population. Face à la rareté du produit dans plusieurs stations-service, le marché noir connaît une flambée des prix : le litre d’essence s’y négocie désormais entre 20 000 et 25 000 francs guinéens (GNF) dans certains quartiers de la commune urbaine.
Cette situation suscite de vives inquiétudes chez les habitants, notamment les femmes, qui dénoncent les répercussions de cette crise sur leurs activités génératrices de revenus et sur le budget familial.

Le cri du cœur des ménagères et commerçantes
Rencontrée en ville, Mariame Oularé n’a pas caché son inquiétude face à cette hausse vertigineuse des prix :
« Nous souffrons énormément. Tout devient cher lorsque le carburant manque. Les transports coûtent plus cher et cela impacte directement nos activités quotidiennes. Nous demandons une solution rapide », a-t-elle déploré.
Même préoccupation chez Fanta Dabo, qui appelle les autorités à prendre des mesures urgentes pour mettre fin à cette situation :
« Nous invitons les autorités locales à agir vite afin de rétablir l’approvisionnement en carburant. Cette pénurie affecte toute la population, et particulièrement les femmes qui se battent chaque jour pour subvenir aux besoins de leurs familles », a-t-elle déclaré.
Alors que les consommateurs continuent de subir cette crise de plein fouet, nombreux sont ceux qui espèrent un retour rapide à la normale afin d’éviter une aggravation des difficultés économiques déjà ressenties dans la région.
Sagno Tichou





