Dans le but de redynamiser le centre d’écoute des femmes victimes de violence dans la région forestière de N’zérékoré, la Fondation Solidarité Féminine a organisé dans la nuit du samedi 8 février, un dîner-gala dans un réceptif hôtelier à Conakry. Cette action qui a regroupé les acteurs de la chaîne de la lutte contre les violences basées sur le genre, consiste à collecter des fonds afin d’équiper le centre d’écoute des femmes victimes de violence situé à N’zérékoré dans la Guinée forestière.
Selon Dr Dieng Khadija, présidente de la Fondation Solidarité Féminine l’action vise à soutenir une centaine de femmes victimes de violence: «Sortir de la violence est aujourd’hui notre responsabilité collective. Pour marquer l’événement, la Fondation Solidarité Féminine sur financement de fonds propres organise ce présent dîner-gala de mobilisation de fonds pour changer la vie de centaines de femmes victimes de ces pratiques ignobles à travers l’équipement du centre d’écoute des femmes victimes de violence dans la région forestière de N’zérékoré», a-t-elle fait savoir.
Quant à Hadja Maimouna Yombouno, 1ère vice-présidente du CNT et fondatrice de la Fondation Solidarité Féminine, elle revient sur la genèse de ce centre créé en 2020: «Le centre a été créé il y a cinq (5) ans, c’était bien avant mon arrivée au CNT. La petite histoire c’est quoi? C’est quand j’ai commencé mon parcours administratif, et c’est là que j’ai reçu une paire de gifles dans l’exercice de mes fonctions. Parce que je tiens aux respects des normes et des procédures financières. J’ai subi toutes formes de violence et voilà pourquoi j’ai mis ce centre à N’zérékoré. Il était opérationnel, il recevait les femmes et filles victimes de violence, mais entre-temps il a été vandalisé. Et depuis ça j’ai commencé à redynamiser, donner les petits équipements, mais je veux que le centre soit un centre de référence. C’est pourquoi nous avons réuni ce beau monde autour de la table pour trouver les moyens de rendre le centre opérationnel», a-t-elle expliqué.
S’exprimant au nom de Dansa Kourouma, président du conseil national de la transition, Docteur Hassan Bah, médecin légiste invite les uns et les autres à mutualiser les efforts pour éradiquer le phénomène de la violence basée sur le genre: «vous avez répondu à cette invitation qui a un dénominateur commun parmi tous les invités, c’est qu’il s’agit de la solidarité envers les victimes de violence basée sur le genre. Nous avons en commun de prévenir la violence basée sur le genre. Donc c’est un grand honneur pour moi d’être ici présent ce soir, représenter le conseil national de la transition (CNT) et son président. Je suis d’autant plus heureux que je suis un acteur de la chaîne de la prise en charge de ces violences. Je pense aujourd’hui nous devons soutenir cette noble initiative de madame la vice-présidente. Parce que nous devons mutualiser nos efforts pour éradiquer ce phénomène dans notre pays», a-t-il lancé.
À rappeler que, le centre a été créé le 2 février 2020 et inauguré le 21 mars 2021.
Soumah Naby 666-144-250




